Sunday, 18 December 2016

Mes expressions anglaises préferées (et y'a du heavy)

Déjà 16 ans que je “parle” anglais  -bon, les débuts ont été difficiles, certes- et six ans que Alistair se vante que si je suis quasiment bilingue, c’est grâce à lui – non mais please !

Donc depuis le temps, j’ai pu dresser une liste de mes expressions anglaises favorites.  Scoop : La plupart sont vulgaires – c’est qu’ils ont une imagination débordante, avec plein d’expressions inexistantes en Français et une avec une affection particulière pour les scatos. Pas étonnant qu’Alistair et moi on s’entende si bien.

J’ai commence une petite liste qui sera surement actualisée au fur et à mesure, de quoi vous permettre de briller en société ! Ou pas.
Ames sensibles/trop polies s'abstenir ! 
Allez, on commence soft :

Les Animaux

It’s raining cats and dogs : Il pleut des chats et des chiens - L’équivalent de notre “il pleut des cordes”.

To have kittens : Avoir des chatons – Se mettre en colère soudainement : "I had kittens when I saw Trump was actually getting elected" > "Ca m’a mise en rage de voir que Trump était réellement en train d’être élu."

A chick : Un poussin - Une femme ou une jeune fille

A bird : Un oiseau - Une jeune fille

Drunk as as skunk : Saoul comme un putois. Etre bien, bien saoul, quoi.

When pigs fly : Quand les cochons voleront - l'equivalent de notre "quand les poules auront des dents"

To fry other fish : Avoir d'autres poissons à frire, aka. avoir d'autres chats à fouetter. Pas tellement plus Brigitte Bardot-friendly que la version française...



La bouffe


That's nuts : C'est noix ! - C'est fou !

To go bananas/to go nuts : Devenir banane, devenir noix : Devenir fou, perdre la tete

To be as cool as a cucumber : Etre aussi frais qu'un concombre : Garder son calme. Pas de violence, c'est les vacances !


A storm in a teacup : Tellement British celle là ! Une tempête dans une tasse de thé. L'equivalent de notre tempête dans un verre d'eau, ou encore plus franchouillard, en faire tout un fromage (hmmm...fromage)

To take the biscuit : Prendre le biscuit : Quand quelque chose (ou quelqu'un) est particulièrement con. Exemple : Le chien était pas très fut fut, mais ton chat, c'est le ponpon ! The dog isn't very smart but your cat takes the biscuit !

Le corps

Cankles : Les chevilles d’une personne si obèse qu’on ne voit pas la limite entre les chevilles et le tibia (contraction entre calf et ankle)

Muffin top : Le dessus du muffin en pâtisserie, celui qui déborde de la caissette. Mais dans notre cas, on parle des bourrelets du ventre et des hanches qui débordent d’un jean trop serré, comme un cupcake qui aurait trop gonflé.

Side-boob : Sein de coté – bout de miche qu’on aperçoit lorsqu’un haut est trop échancré sur les cotés.

Moobs : Restons dans la série nichons : La poitrine naissante des mecs un peu /beaucoup enrobés (c’est la contraction de “man boobs”)

Tramp stamp :  Le tampon poufiassier - Les tatouages aux bas des reins, souvent un papillon ou un tribal.

Sun’s out, guns out : Le soleil est de sortie, les biceps aussi. Quand l’été arrive et que les mecs commencent à se balader torse nu. 

Sun’s out, guts out : Le soleil est de sortie, les gros bides aussi. La variante pour les moins musclés, quoi.

Put your foot in your mouth : Mettre ton pied dans ta bouche : Faire une gaffe

Sous la ceinture, pipi/caca


I shaved my balls for this : Je m’étais rasé les couilles pour l’occasion ! Se dit d’un évènement, d’un truc qui n’est clairement pas aussi bien que ce qu’on s’imaginait. « This party was shit ! Can’t believe I shaved my balls for it ».

You got sand in your fanny : T'as du sable dans la teuch. En faire des tonnes pour un tout petit truc. Se dit aussi pour un mec, hein. “You are in such a bad mood. Got sand in you fanny ?”. On est d'accord, la souris qui accouche d'une montagne c'est quand meme plus mignon.

I’m going to take a leak : Je vais prendre une fuite - Aller pisser. Ne pas confondre avec prendre la fuite.

I don’t give a shit : Je n’en donnerai même pas une merde - J’en ai rien à battre.

She’s anal : Elle est anale - Être chiant ou très à cheval avec quelque chose. « Don’t smoke in the house, he is anal about it”

To drop the kids off at the pool : Déposer les enfants à la piscine. Aller aux toilettes pour la grosse commission – vous aurez compris la métaphore.

To send a fax to Cleveland : Envoyer un fax à Cleveland : Aller aux toilettes pour la grosse commission - alors que tu es au boulot.

To take a call in my office : Je vais passer un appel dans mon bureau : Aller aux toilettes pour la grosse commission - alors que tu n’es pas au boulot.

Where the sun doesn’t shine : La ou le soleil ne brille pas - Aka, le fondement. Quels poetes ces anglophones.

Fudge : Notre pu…rée

Shut the front door : Ferme la porte de devant ! Le « ferme ta gueule » poli, qui peut aussi être utilise en cas de grand étonnement : « You are married ?? Shut the front door ! »

Is the Pope a catholic? : Est-ce que le Pape est catholique? Pour répondre a une question con dont la réponse est évidente. ie. "Pizza tonight?" "Err, is the Pope a catholic??"

Does the bear shit in the woods ? Est-ce que les ours chient dans la foret ? :  la variante un peu plus vulgos du Pape catholique. 

Voilà, ce sera tout ce qui me vient à l’esprit pour l’instant. Sorry en avance pour ceux qui seront peut-être un peu choqués de me voir si vulgaire (bisous Papi) - j'ai pourtant laissé les plus crasseuses de coté ! 

 Alors, vous avez préfère lesquelles ?
Partagez les autres que vous connaissez :)

Thursday, 3 November 2016

Taj Mahal Express


Ma boss : Lucile, aurais-tu besoin d’un nouveau training sur ton software ? La responsable régionale propose d’organiser un mini-stage dans leurs bureaux en Inde et je pensais que…
Moi : OUIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII !!!

Et me voilà, une semaine plus tard, en route pour Gurgaon, l’équivalent de La Défense en Inde. Une chose que je veux bien admettre sur mon boulot, c’est qu’ils ne sont pas pingres en matière de business trips. En l’espace de deux ans, ils m’ont envoyée deux fois à Bangkok, une fois à Hong Kong, une fois en Italie et là, ils m'envoient en Inde... peut-etre essaient t'ils de se débarrasser de moi ?

En bonne profiteuse que je suis, j’y accole systématiquement un ou deux jours de congés pour pouvoir visiter les alentours.

La, l’occasion était trop belle pour ne pas prolonger de quelques jours, faire un petit détour par le Taj Mahal. Il m’en a peu fallu pour convaincre Alistair de me rejoindre, après avoir un peu raqué pour un vol dernière minute, mais bon, le Taj Mahal et New Delhi prenaient beaucoup de place dans notre liste envie voyages, surtout après avoir visité Chennai et ses environs l’an dernier.

Chennai 2014
Anyways. Un mercredi d’Avril (ouais, j’écris cet article 7 mois plus tard, no comment), me voici dans l’avion en direction de New Delhi, seule. J’y arrive à 1h du mat, ou je suis récupérée par un taxi de l’hôtel. S’en suivent 3 jours de training intense sur notre logiciel CRM, accompagnée de mes homologues vietnamien, coréen et malais. Nos collègues indiennes sont ravies de nous accueillir dans leur pays et nous font visiter Gurgaon, qui est en fait une banlieue de New-Delhi ou se trouvent tous les sièges des multinationales – pas trop l’image que l’on se fait de l’Inde.

Le vendredi soir, alors que le training vient de se finir, je retourne sur Delhi, ou Alistair m’attend à l'hôtel qu’on avait réservé. N’étant pas rassurée et ayant entendu des histoires d’horreur sur les taxis indiens ou les filles seules, je me demande si il ne vaudrait mieux pas que je l’envoie venir me récupérer au bureau, mais mes collègues locales m’assurent que ça ne craint pas.

Il est vrai que je suis arrivée en une pièce. Certes, il m’aura fallu près de 3h pour parcourir 40km, mais je suis en une pièce. Arrivée dans notre hôtel colonial, on ne fait pas long feu – le lendemain un guide vient nous chercher à 5h du matin pour nous amener, entre autres, au Taj Mahal sur la journée. Au Taj Mahal !!

Quelques heures plus tard, pas très réveillés,  on est en direction de la gare. C’est là qu’on voit un peu mieux l’Inde dont on entend parler, avec ses vendeurs de rue qui s’installent, ses dames en sari multicolores, ses temples hindus, mais aussi ses bâtiments qui s’effritent, ses rues poussiéreuses, et surtout, ses sans-abris qui dorment partout, au bord de la route, sous les ponts, partout.

On arrive à la gare, ou dorment par terre des familles entières. Le chauffeur nous jette dans notre wagon dans un train brinquebalant, et c’est parti pour deux heures ! On est en seconde classe et on a même droit à un petit déjeuner, s’il vous plait. Les paysages et la vie défilent sous nos fenêtres, des dames qui étendent leur linge, des enfants qui jouent, mais aussi beaucoup de gens qui font leur besoins a l’air, au cacalme si je peux me permettre. Je me rappelle de la “pub” bizarre qui passait sur la télé quand j’attendais mon sac au carrousel a l’aéroport : 50% de la population indienne n’a pas accès a des toilettes.


Notre hotel, le Maiden



Arrivés à Agra, nous sommes récupérés par un autre guide et son chauffeur, qui nous amènent directement au Taj Mahal. C’est impressionnant, genre impressionnant à couper le souffle, et en même temps, ça nous semble familier, on en a vu tellement de photos. Tout en marbre blanc, le soleil qui brille dessus, le reflet du dôme dans les fontaines, les bancs d’oiseaux qui passent au-dessus, les touristes qui ne savent plus où donner de la tête comme nous. C’est un des plus beaux sites que nous ayons visité. Le guide est plein d’anecdotes : Saviez-vous qu’il a fallu 20,000 hommes et 1000 éléphants pour construire le bâtiment principal ? Qu’il a en fait été construit à la mémoire de la femme d’un empereur, morte en couches ? Que tout le site est parfaitement symétrique ? Que les 4 tours l’entourant sont penchées de 5 degrés vers l’extérieur, afin qu’elles ne s’effondrent pas sur le Taj en cas de tremblement de terre ?






Et plein d’autres petites anecdotes qui me font regretter d’être une bloggeuse voyage de pacotille et de pas prendre de notes. Anyways, les photos parlent d’elles-mêmes. Je vous épargne la séance photo cheesy que le guide nous a presque impose, sur le banc de Lady Di : Alors Alistair tu t’assieds la ok, Lucile tu poses ta tête sur son épaule ok,.. oui nickel… maintenant, regardez tous les deux vers l’horizon… SUPERBE.


Mais LOL
On repart 3h plus tard, pour le fort d’Agra quelques kilomètres plus loin. Encore plus vieux que le Taj Mahal, ses murailles datent de 1080 et il contient un ex-palais résidentiel et une mosquée.

Il fait plus de 40 degrés et le fort se visite pieds nus, des tapis sont installés dans les cours afin que l’on ne se brule pas les pieds sur le marbre.








On enchaine avec un déjeuner dans un restaurant indien d’Agra, puis on continue avec Fatehpur Sikri, la ville fantôme qui fut la capitale de l’ancien empire Mughal. La ville fortifiée comprenait harems, mosquées, magasins et 3 résidences pour chacune des 3 femmes de l’empereur. Et ils ont fini par l’abandonner parce que en fait elle était en plein désert et qu’ils avaient oublié ce détail : dans le désert, y’a pas d’eau. N’est pas Las Vegas qui veut. Pour rajouter a l’effet fantomatique, la ville est presque vide quand on la visite.










Le guide essaie de nous emmener dans un magasin de souvenirs hors de prix, mais je râle et il finit par céder pour nous amener voir le Baby Taj, un autre bâtiment de marbre qui ressemble un peu au maxi Taj, mais en miniature. La nuit va bientôt tomber, on repart vers le Taj Mahal pour le voir au coucher du soleil, de l’autre cote de la rivière Yamuna, c’est à dire dans les jardins à l’arrière là où était sensée commencer la construction du deuxième Taj Mahal par Sha Jahan, qui aurait servi de mausolée. C’est aussi lui qui a fait construire le premier. Vous suivez ? Le deuxième aurait été tout noir et une réplique parfaite du blanc. Sauf que le fils de Shah a eu vent de ce plan, et il en avait un peu marre de son père qui dilapidait son héritage donc il a préféré le faire enfermer pour éviter ça. Faites des gosses qu’ils disent.





Avant de repartir pour Delhi, on s'arrête dans un petit cafe qui fait des patisseries argentées dont on oubliera le nom, mais à base de pate d'amandes, avec un lassi. Demain, on aborde l’Inde, la vraie, on visite Delhi. Une visite express vu que notre avion est à 22h.






Le lendemain matin, je montre à notre nouveau guide, sur un plan de la ville, ce que je veux visiter, un peu au pif : une mosquée au beau milieu d’un gros marché, un truc qui ressemble à l’Arc de Triomphe, un temple en forme de lotus, un temple bouddhiste, le palais présidentiel et un autre fort rouge. Le guide s’avère en fait être juste un chauffeur, donc la visite s’est faite un peu sans explications, donc je vous laisse tranquille avec les photos. 

Thursday, 25 August 2016

Lettre d'amour à mon minishort.

Bershka de Times Square, Causeway Bay, Hong Kong, été 2010.

Moi, 24 ans à peine, nouvellement hongkongaise et avide de dépenser mes premiers sous durement gagnés en tant qu'assistante marketing.

Toi, un petit short en jean, taille 38, bleu clair, un peu élimé/troué, pour le style. T'essayer, c'était t'adopter. Le vêtement maintenant le plus âgé dans mon placard. Malgré les années, je ne me suis toujours pas lassée de toi, contrairement à mes tee-shirts cols Claudette, Havaianas cloutées ou baskets Hello Kitty.
2010, Macau, air réjoui et bronzage bidet
T'es le premier que j'ai dû porter sans collants, complexée par mes guiboles blanches bidet de petite expat fraichement débarquée de sa Picardie.
T'es le premier aussi court que je n’aie jamais possédé, me renda nt compte que, contrairement en France, un minishort ne constitue pas une invitation à un pincement du boul.

Toi et moi, on est vites devenus inséparables. Tu t'es vite entendu avec mes petits hauts et ma collection de ballerines. Tu m'as accompagnée dans mes visites au Burger King à 2h du mat avec mes copines, vétues de hauts de pyjama et shorts. Tu étais là le jour où j'ai rencontré The British, sur un bateau au large de la mer de Chine. Tu es sur mes photos du Japon, assorti à un collant en laine car en fait Tokyo en Avril ca caille sévere, tu es sur mes photos de Bali, avec un chat d'égout endormi sur mon ventre, tu es sur mes photos de Macao, avec le front luisant sous un soleil de plomb.
2011, Taipei, full-on touriste
Tu ne me juges pas quand je bidouille tes boutons avec un élastique pour pouvoir continuer à te porter, en pliant mes bourrelets néo-zélandais pour qu’ils rentrent. Tu es le responsable de ma marque de bronzage "agricultrice" sur les jambes – bronzée jusque mi-cuisse, mais au-delà c’est retour au blanc bidet. Tu n'es pas jaloux quand d'autres minishorts débarquent dans le placard car tu sembles savoir que l'amour que je leur porte n'arrivera jamais à la cheville - pour le coup, à mi-cuisse - de celui que j'ai pour toi. Tu ne te vexes pas non plus quand tu n'es pas autorisé à partir avec moi en "vacances-temple", alors que mes pantalons de babos te narguent, pliés dans la valise, prets à etre embarqués. Tu me laisses te salir sur les plages mazoutées, dans des festivals boueux, sur des banquettes de trains crasseuses, mais jamais sur des chaises de bureaux molletonnées, pour lesquelles tu n'es pas assez "smart", juste trop "casual".  Tu me laisses m'essuyer les doigts sur tes coutures après avoir mangé trop de chips. 


2012, Tokyo, gélifiée et pixélisée
2014, Koh Rong, on se fait quand meme chier sans wifi
Tes poches arrière se déforment à force d'y glisser mes portables – tu en as connu 6 !- les coutures s'éliment et les déchirures "pour le style" de ta jeunesse deviennent vraies et s'allongent au fur et à mesure que je te porte. Tu n'es plus tout jeune.


2015, Perhentians, ou est-ce que j'ai posé ma serviette déja ?
Mais moi non plus. J'ai trente ans depuis plusieurs mois maintenant, et à ce qu'il parait, les mini shorts c'est carrément vulgaire pour les dames de mon âge. Alors peut-être que, au fur et à mesure, je te ferai prendre moins l'air. Peut-être resteras-tu un peu plus souvent dans le noir de mon placard. Peut-être que des robes plus habillées, plus longues, plus « dame » finiront par te remplacer. Peut-être qu’un jour, je finirai par te jeter dans un grand sac poubelle noir, avec d’autres vêtements pré-aimés comme toi, et qu’on ne se reverra plus jamais.


2016, Busan, peinant a decoller apres de trop nombreux bibimbaps
Mais en attendant... tu fais quoi ce weekend ?

Tuesday, 2 August 2016

Trois jours de détox, vite donnez-moi une pizza.

Alors que je glandais tranquillou sur Facebook l’autre jour, je tombe sur un article “Testé et approuvé : La détox du Docteur Oz”.

Je me dois de préciser que, en Nouvelle Zélande, lors de mes longues après-midi d’inactivité, je ne ratais pas une émission du Dr Oz. C’est un médecin - enfin, il me semble qu'il ait été radié de l'Ordre depuis, mais bon, passons - qui tous les aprèms, passait à la télé avec des sujets variés tels que reconnaitre un anévrisme (très pratique pour les hypocondriaques comme moi), de l’arsenic dans le riz (six ans en Asie et toujours vivante), la méditation (j’ai essayé ça marche pas), mincir grâce aux graines de café vert (j’ai essayé ça marche pas non plus) etc.



Bref, j’en étais fan. Je lis l’article - une détox à base de fruits et légumes crus, mixés, sur trois jours -  et je me dis, WHY NOT. Histoire de soulager un peu mon body de ces quelques jours  années de junk food, et aussi, soyons honnêtes, histoire de pas trop dépasser du bourrelet dans mon bikini rose made in China fraichement commandé, en taille XL certes, mais en six ans j’ai appris qu’il ne faut jamais, JAMAIS se fier aux tailles ici, toujours en prendre au moins deux au-dessus sinon je pleure.

Moi et ma pote dans nos maillots chinois trop petits.
Poils inclus.
Triple paires de seins non incluses.
Bref, donc le principe de cette détox : Trois smoothies par jour, pendant 3 jours. Et c’est tout. Ouais, c’est pas beaucoup, mais le principe d’une détox, n’est pas de s’empiffrer que je sache. Et puis on parle d’UN LITRE de smoothie par repas. Et puis ça dure que trois jours donc ça devrait le faire, hein Alistair ??

Alistair, au lieu de me répondre que je n’ai pas besoin de faire une détox/proposer de se joindre à moi/me soutenir, me répond : « Ouais, mais sinon t’as qu’à mettre ton maillot une pièce hein.... Et tu te rappelles en Nouvelle-Zélande, t’avais voulu faire les 3 jours à manger que du raisin, au final t’avais tenu une demi-journée avant de manger des frites, et c’est moi qui avait dû finir ces trois kilos de raisin de mes deux. »

C’est pas faux… Pas démotivée pour autant, je prends ma « petite » liste de courses et je vais au supermarché, un dimanche à 21h.

  • Pommes, concombres, lait d'amandes, eau de coco, OK.
  • Ananas, mangue, OK. Mais en conserve parce que j’ai jamais découpé un ananas de ma vie.
  • Beurre d’amandes, plus bobo tu meurs huhuh ! ... OK, j’en ai à la maison.
  • Cèleri… J’en ai pas mangé depuis 20 ans. La dernière fois, c’était en classe de neige, et on nous avait force a tout mange et j'en avais été malade. Donc yep, ravie à l’idée de m’en farcir l’équivalent de deux kilos pendant les 3 prochains jours, surtout à 6 la botte... un truc si dégueu devrait être gratuit. OK.
  • Sel d’Epsom, 3 le paquet, un paquet par bain, soit 9 claqués en 3 jours dans des bains ? C’est quoi cette détox de richou ? Je ne crois même pas que ça se mange ce truc en plus ? Je n’en prends qu’un paquet, que je deviserai en trois #pascher
  • Huile essentielle de lavande : Je n’en vois nulle part. La seule huile essentielle que j’ai chez moi est une huile d’arbre à thé, que je me mets le soir sur les boutons, qui pue tellement que Cookie (et Alistair) refusent de dormir près de moi. #glamour
Donc, pas sure de vouloir me baigner dedans.

Une heure plus tard et 50 balles en moins, je suis en cuisine, à couper tous mes trucs, pour mon petit dej et déjeuner prêts a être mixés le lendemain matin. Rien qu’à l’odeur du céleri, je suis tentée d’abandonner.

Le lendemain, je me réveille une demi-heure plus tôt, et je réveille tous les voisins en mixant a tout va. J’avale mon premier smoothie d’une longue série.

Midi, ok, tout va bien, légèrement faim mais sans plus. Avec appréhension, je goute mon céleri-pomme-concombre-lait d’amandes-citron vert-kale. Eeeurgh. Je me rappelle des témoignages qui disaient que c’était tellement dégueu que ça leur avait envie de vomir : bon, j’en suis pas là mais je mets quand même deux bonnes heures à boire ce truc verdâtre a petites gorgées.

18h je ne tarde pas à rentrer pour pouvoir me délecter de mon dernier délicieux smoothie de la journée (méthode Coué). Qui finalement n’est pas mauvais, même si je n’étais pas convaincue du combo avocat-myrtilles-piment. Je le sirote tout en barbotant dans mon bain salé à un euro.

Moi dans mon bain.
Champagne non inclus.
Bulles non incluses.
Jour 2, le premier smoothie passe tout seul. Pour le deuxième, je me suis munie de mon flacon de Tabasco vert – j’adore ce truc, je pourrais le boire – et j’en verse quasiment la moitié dans la préparation histoire de cacher un peu le gout – ça marche, mais j’ai la bouche en feu. Le troisième, je triche, et plutôt que de mettre le demi avocat, le chili et le jus de citron dans le blender, je les mets dans un petit bol a part et je mélange le tout. Ouais, je me fais un guacamole quoi. Sans chips. C'est d'une tristesse, mais bon il faut savoir faire des sacrifices au nom de la beauté. (LOL)

Grosso modo, mes 3 journées se passent tranquille. Je me permets quelques amandes si j’ai faim – cette sensation de croquant !!!! J'avais tellement perdu l'habitude, que, un instant, j'ai cru que j'allais à nouveau m'y casser les dents. D'ailleurs, tous les jours, je me passe la langue sur ces dents, en cas de morceaux de kale qui seraient restés coincés – un vrai sourire Kalgate (kale + colgate ! ha ! ha !)

Et tous les jours, mes collègues se moquent gentiment de mon litre de smoothie, me demandent si je vais vraiment manger que ça pendant 3 jours –oui- si je fais beaucoup caca –non. Tous les jours, je regarde Alistair se farcir une plâtrée de pates (ce garçon n’est pas très inventif en cuisine) et je suis tentée de céder, mais je résiste – pour mes fans, je me dois d'aller jusqu'au bout, vous comprenez.

smoothie
smoozzie
smooza
mooza
pooza
...pizza.
Et puis finalement, le mercredi soir, j’avale mon dernier smoothie, et ça y est c’est fini. Limite, je suis nostalgique - mais pas au point de continuer un quatrième jour, hein. Pour une fois que je finis un truc que j’ai commencé. Au final en trois jours, un ventre tout rénové qui me remercie, l'équivalent de six mois de légumes avalés, 4% de ma masse corporelle envolée - enfin disons juste 1% au final parce que soyons réalistes, sur si peu de temps ce serait trop beau.


Bref, je suis convaincue. La prochaine fois, je testerai pour vous la Pringles Détox, trois jours à manger que des chips.

PS : Disclaimer comme on dit chez les Ricains : Je suis pas nutritionniste, et j'ai pas été payée pour écrire cet article.

Tuesday, 7 June 2016

OK, je me fais vieille.

A l’aube de mes trente ans (16 jours 1 heure et 36 minutes), je commence enfin à accepter la dure réalité de cet anniversaire, ce passage de cap, ce nouveau chapitre, ce pied dans la tombe : je ne suis plus si jeune.


Les preuves en sont…
  • Moi chez Sephora : "Bonjour, je recherche une crème pour prévenir les premières rides... mais qui en même temps minimiserait l’acné… ?"
  • Je rentre de mes diners à l'heure ou je partais en soirée il y a quelques années.
  • Mon stagiaire, il a des rêves d’entreprenariat, de développement de produits… il ne se doute pas un instant qu’il va devoir faire de la prospection téléphonique pendant 3 mois, il est trop mignon !
  • Finalement, les bébés, ce n’est pas si moche que ca. Enfin, la plupart quoi.
  • J’ai eu le bac il y a bientôt douze ans. Douze. Ans.
  • Voir mon téléphone afficher « alarm activated in 8h32 minutes » avant de me coucher un soir en semaine m'apporte une satisfaction extrême.
  • Pour planifier notre voyage au Japon en mode backpacker, j’ai du réactiver mon compte Hostelworld…
  • Avec mon adresse email trop ridicule créée en Première.
  • J’ai retiré mon âge sur Facebook. Le 22 juin, mes amis sauront que c’est mon anniversaire, mais ne sauront pas que je suis si vieille, sauf ceux qui me connaissent depuis très longtemps (et qui doivent être très vieux aussi du coup)
  • « Arrête, on a trop de trucs prévus ce weekend, samedi soir on va au cinéma et dimanche on a un brunch, tu crois quand même pas qu’on va avoir le temps d’aller chez Ikea?? »
  • « Ceci dit, c’est vrai que j’aurais besoin d’une lampe de chevet, mes yeux fatiguent le soir… »
  • Je mets une semaine à me remettre d’un weekend mouvementé. UNE semaine.
  • Des copines viennent d’avoir leur deuxième enfant. Et apparemment, ce n’étaient pas des accidents.
  • Je ne comprends toujours pas comment Snapchat marche.
  • Les VIE à Singapour sont « des petits jeunes » voir certains même des « petits cons ».
  • Je sais cuisiner autre chose que de la salade verte ou des croque-monsieur. Grands dieux, je sais même faire de la mousse au chocolat à partir de tofu soyeux !
  • « Purée, qu’est que c’était court en fait ! » me dis-je en retrouvant des combi-shorts que je portais il y a cinq ans.
  • J’ai quand même montré à Alistair le genre de bagues de fiançailles que je trouve pas trop dégueu, au cas ou. Parce que les horreurs surdimensionnées qui brillent de mille feux,  j'en ai vu passer suffisament comme ça sur Facebook, et c'est pas ma came.
  • Quand je rentre en France, je me prends moins de « bien charmante, Mademoiselle » que d’habitude. C'est pas plus mal, tu me diras.
  • Par contre les enfants me disent Madame.
  • Je fais de la zumba, mais je considère me mettre au yoga pour me remettre de la zumba.
  • Quand je regarde les Anges de la Téléréalité, je ne comprends pas tout. Comme jamais.
  • Je mets des maillots de bain une pièce. Pas en mode Damart non plus, mais une pièce.
  • C’est officiel, j’ai commencé à épargner pour ma retraite.
  • C’est quoi ce bar, on s’entend pas ?!
  • Je fais attention aux taux de sodium et de glucides sur les emballages.
  • J’ai connu quelques minutes de dépression quand je me suis rendue compte que Taylor Swift était plus jeune que moi.
  • On est samedi, il est 22h, et je suis en train de bloguer.

Tuesday, 3 May 2016

Un week-end à Borobudur

Lors de ma visite au Windows of the World, un monde miniature très kitsch à Shenzhen, en Chine, je suis tombée sous le charme du temple de Borobudur, modele réduit. Alors quand ma copine Sophie et son amoureux Jonathan passent en Indonésie lors de leur périple backpack en Asie du Sud Est, je leur propose qu’on s’y rejoigne.

Préambule : Excusez les photos pourries, j'ai perdu ma carte SD donc j'ai pu vous mettre que celles prises de mon portable...

Sophie, c’est ma super copine, le tiers canadien de notre trio inséparable, que j’étais allée voir chez elle à Montréal avec Pauline il y a deux ans.
Arrivée à Yogyakarta le samedi matin sous un soleil de plomb, je les rejoins à l’hôtel Griya Unika, situé dans une petite rue calme à proximité du centre-ville.
Eux sont arrivés juste quelques heures avant moi, après un voyage de 18h en bus. Nous nous posons à la piscine histoire d’échanger les derniers potins – ca fait presque un an que nous ne nous sommes pas vues. On se met ensuite en route pour  Malioboro, l’artère commerçante de Yogyakarta. Je m’attendais à une rue bordée de magasins de souvenirs, mais que nenni, c’est une rue typique indonésienne, avec ses bouchons de scooters, ses nids de poule et ses chiens érrants. Yogyakarta (prononcé djodjakarta ou djodja pour les intimes) est une ville de 500,000 habitants, connue pour son street-art et sa proximité avec Borobudur.
On s’égare dans un marche de textile, on passe devant plusieurs stands de street food, mais courageux mais pas téméraires, on échoue au Pizza Hut. Oui je sais, c’est mal.


Alors qu’un orage menace de s’abattre, on décide de rentrer à l’histoire de planifier les trois prochains jours ensemble - Sophie et Jonathan semblent partager ma passion du voyage non preparé. On envisage un tour à la journée des temples de Prambanan et Borobudur, mais la perspective de nous lever à 4 heures du mat et de passer la journée avec dix autres touristes dans un van ne nous enchante guère. Yogya est relativement proche de la plage,  mais impossible d’y trouver des hôtels à réserver en ligne. On décide alors de louer un taxi à la journée pour le lendemain, qui nous amènera à Prambanan et nous laisser à Borobudur, d’ou nous repartirons le lundi après-midi.

A 9h le lendemain, nous nous mettons en route pour le Kraton, le palais du sultan local, pour en visiter les jardins et assister à un spectacle de danse javanaise.


Nan, pas celle là, Serge.
Les danseuses sont très fluides et précises dans leurs mouvements, et ne semblent même pas souffrir du chaud contrairement à moi, malgré leur épaisse couche de fond de teint et leur imposant diadème en or.




Nous nous baladons ensuite dans les rues avoisinantes avant de retourner à la voiture, mettre le cap sur les temples de Prambanan, à une heure de route.






Moins connus que Borobudur, les temples hindous de Prambanan ont étés construits au 9eme siècle et ont bien souffert des tremblements de terre.
On remarque que certaines statues sont décapitées ; probablement pour que les tètes soient revendues à prix d’or à des antiquaires peu scrupuleux, comme c’est le cas à Angkor Wat. Ceci dit, je peux comprendre, ca aurait super bien rendu dans mon salon.









On reprend ensuite la route pour Borobudur, ou nous arriverons vers 16 heures, après que le chauffeur ait tenté de nous faire manger dans un resto aux prix exorbitants en bord de route, tenu par son oncle/cousin/neveu – rayer mention inadéquate. Notre hôtel est à deux minutes à pied du temple, et consiste en 5 ou 6 petits bungalows articulés autour d’un jardin calme - sans compter le petit Australien super excité qui court partout et croit voir en nous ses amis.  Après un gado-gado au restaurant de l’hôtel - salade indonésienne au tofu fermente, sauce cacahuète, haricots verts et riz gluant - c'est délicieux je vous promets, on part explorer. Surprise : Borobudur est minuscule et désert. Pas de bars ou de restos à moins de 5kms à la ronde selon TripAdvisor. On est tentés d’aller voir le coucher de soleil sur les temples mais il s’avère que le seul endroit ou on pourrait l’apercevoir est à partir de la terrasse d’un restaurant qui charge trente euros par personne. Merci mais non merci. Même principe pour le lever de soleil

Au final, même sans mettre de réveil, on s’est quand même réveillés aux aurores avec l’appel à la prière si fort qu’on aurait dit que l'imam était dans la chambre. On se rendort puis on se réveille quelques heures plus tard, prêts à aller affronter Borobudur et ses 33 degrés à l’ombre.





Tout comme Prambanan, le site est très propre et tout est organisé - ceci dit on en attendait pas moins avec une entrée a 60 USD. Borobudur est en fait un seul temple, carré pyramidal, qui s’élève sur 4 étages. Le sol est en pierre, encastrées les unes dans les autres comme un tetris géant. Les fondations ont été rénovées récemment et le temple ne risque ainsi pas de s’écrouler avant un nouveau millénaire. Installés dans les murs, des buddhas décapités.

Nous remontons jusqu'à la terrasse la plus en hauteur et la plus connue, celles aux cloches. Sous chaque cloche se trouve un Buddha, décapité, ou pas. On a une superbe vue sur la vallée environnante. Un groupe de collégiens indonésiens visite en même temps que nous – nous devenons la nouvelle attraction. Sérieusement, je pense qu’ils ont plus de photos de Jonathan et moi (le mec aux dreadlocks et la grand blonde, bingo) que du temple lui même.







En une heure, nous avons fait le tour du temple – nous pensions que ca prendrait la journée. La sortie nous fait passer par un marché couvert qui s’étend sur un bon kilomètre. On résiste aux colliers en plastique et aux cendrier Borobudur en résine - meme si eux aussi auraient probablement fait fureur à la maison à cote d'une tete de Buddha décapité, mais on cède quand même pour quelques sarongs marchandés avec talent par Sophie. Nos cours de négociations internationale paient !


De retour à l’hôtel, et un nasi goreng supplément sauce cacahuète plus tard, nous repartons sur Yogyakarta. En route, je demande au chauffeur de s’arrêter devant un petit magasin qui vend des paniers en bambou. Ces paniers typiques sont utilisés comme cage à poules ou poubelles en Asie du Sud Est, mais la Valérie Damidot qui sommeille en moi les imaginerait bien en table basse/panier à revues/abat-jour à la maison. Ou cage à chat quand Cookie-Valentina n’est pas sage, mais c’est une autre histoire. J’en achete un pour 1 euro, le marchand me demande si c’est pour y mettre mes pigeons. De retour a l’hôtel, on barbote dans la piscine le temps de se décider pour un resto – trop dures les vacances.

Le lendemain, réveil à 4h30 pour attraper mon vol à 7h pour atterir à Singapour à 10h30 et reprendre le travail a 13h : au taquet ! Mais à l’aéroport, ma carte bleue ne passe pas au check-in, je me vois obligée de laisser ma table basse-cage à poule derrière moi. Quand Sophie & Jonathan passeront au même guichet, quelques heures plus tard pour leur vol pour Kuala Lumpur, ils l’apercevront, abandonnée, emballée dans son film alimentaire… Il faudra que je retourne en Indonésie pour en acheter une autre…