Sunday, 4 October 2015

3 jours aux Perhentians : Simili de paradis


Les Perhentians. Encore un endroit dont je n’avais jamais entendu parler il y a encore de cela 5 ans et qui, du jour au lendemain, s’est imposé sur ma to-do list asiatique.
Ca a commencé par cette photo de profil d’un copain, qui barbotait dans sa piscine. Enfin c’est ce que j’ai cru : il était en fait simplement posé dans le golfe de Thaïlande, et l’eau était simplement cristalline.
Faut savoir que depuis quelques années j’ai une obsession pour les eaux aussi limpides possible – allez comprendre. J’avais pas fait d’articles là-dessus mais Boracay aux Philippines et Koh Phi Phi avaient mis la barre assez haut...


Boracay, Philippines
Bamboo Island, Koh Phi Phi, Thailande
Bref, le week end dernier, on a ENFIN eu l’occasion d’aller aux Perhentians. C’est un week end qui se planifie, car ces deux iles malaysiennes sont accessibles soit à 3h d’avion de Singapour + 1h 30 de taxi + 30 minutes de ferry, avec escale à Kuala Lumpur, soit 12h de bus de Singapour + 30 minutes de taxi + 30 minutes de ferry, avec escale à Johor Bahru. Évidemment on a choisi l’option bus, plus sympa... Plus économique, aussi.
Alistair comprenait pas trop pourquoi ces deux iles minuscules au fin fond de la Malaisie figuraient sur mon top 5, une simple recherche Google images et il a compris – ca n’a pas été trop difficile de le convaincre.

Alors on commence le mercredi soir, à 18h01 je pars me changer dans les toilettes du bureau : exit le combo slim noir-chemise blanche, hello short en jean-sweat à capuche. Mes collègues qui savent ou je parte – il est possible que je leur en ait rabattu les oreilles – me regardent avec envie.
20h, notre bus est là. Déception : Lorsque d’habitude on prend un bus pour aller en Malaisie, c’est un bus royal, avec télé perso, fauteuils massant, plateau repas. Là, que nenni, nada. Ca me rappelle mes bus de ramassage scolaire, sauf qu’on a quand même une couverture polaire en plus. Bon bin c’est parti pour 12 heures hein…

12h plus tard sous une clim à 17 degrés et des quelques peurs liées aux non-facultés conductrices du chauffeur, nous nous faisons déposer à Jerteh, ou un mec nous attend pour nous amener à Kuala Besut prendre le ferry (faut suivre – et pour le coup Alistair me suit aveuglement).
30 minutes plus tard à Kuala Besut et un Fanta fraise en guise de petit-déjeuner, on est prêts à monter dans le ferry – qui est en fait un speed boat.
30 minutes plus tard, avec l'estomac décroché, on se fait déposer devant notre hôtel, qui donne sur une de plages de l’ile. Il faut savoir que les Perhentians sont  en fait 2 iles : la plus grande, Pulau Besar (la Grande Ile en Malais) (j’ai fait Malais LV4) est plus en mode familiale, la plus petite (Pulau Kecil) (la Petite Ile en Malais) (comment vous avez deviné ??) est plus en mode backpacker, fiesta, tout ca.






Vu qu’Alistair et moi sommes deux gros teufeurs, nous avons évidemment choisi Pulau Kecil.
A moins que ce soit parce que, ENCORE UNE FOIS, on s’y est pris beaucoup trop tard et qu’il ne restait plus que des chambres dans cet hôtel qui était note 7.1 sur Booking alors qu’en temps normal je ne prends rien en dessous de 8/10 mais bon ca m’apprendra a toujours tout faire a la dernière minute. Bref.

Finalement, notre hôtel s’avère pas mal du tout. Tout en bois, restau ouvert sur la plage, petite chambre (sans clim sans wifi mais c’est L’AVENTURE) avec vue sur la jungle.
Petite sieste de 2h30 puis on part traverser « la jungle » - pas mal de detritus qui trainent sur le chemin, quand même. On croise un varan, que je contourne précautionneusement, puis on arrive sur la « vraie » plage de Kecil, Long Beach. Une plage comme sur les cartes postales : sable blanc et fin, eau turquoise translucide. Oui, ça valait bien les 12h de bus. On s’installe sous un parasol et on bulle/sieste/barbote jusqu’à ce que nos estomacs grondent. On part dans l’un des nombreux bouibouis de la plage pour y manger les premiers rôti prata d’une longue liste - des sortes de crêpes très huileuses qu'on trempe dans une sauce au curry. Mais c'est végan donc ça doit être sain...






Après une éreintante journée (…) à 22h on est couchés. De gros teufeurs je vous dis. On trouve quand même la force de s’inscrire pour une journée snorkelling le lendemain, départ a 10h.

Le lendemain, deux pancakes et des jus d'ananas frais dans le bide, nous nous retrouvons juste avec 5 autres touristes dans un petit bateau à moteur. Le premier arrêt, si je me rappelle bien, s'appelle sobrement "Fish Point", et effectivement, ca grouille de poiscaille zébrée qui n'a pas l'air farouche.

Nous y restons une p’tite demi-heure, puis nous mettons le cap sur Turtle Point, ou nous verrons 2 immenses tortues. Le guide est clair : on ne les touche pas, on ne les course pas : on observe et c'est tout. Je crois que c'est la première fois que je vois des tortues d'aussi près. C'est vraiment un animal pépère. Je ne voudrais pas dire de bêtises mais il me semble que c'est une espèce protégée dans cet atoll.







Au déjeuner, nous nous arrêtons sur une partie de l'ile où vivent les pêcheurs. Le repas de ce midi se constituera encore une fois de pratas - au moment ou je vous écris, tous ces pratas se rappellent encore a mon bon souvenir sous forme de petits boutons joliment eparpillés sur mon délicat visage.

Il nous reste 3 arrêts : Sharkpoint, Lightouse Point et Romantic Beach.

Sharkpoint. Donc on va aller snorkeller au milieu de requins, donc ? "Oui". Mais ce n’est pas euh, dangereux? "Non, c'est des requins végétariens", me dit le guide. Ah bah ca va alors.
On y va, on ne fait pas les malins. Je m'accroche à toi, je dis a Alistair, comme ca si je meurs tu meurs avec moi - j'ai le sens du romantisme. Le guide nous a prévenu que nous n'en verrions pas forcement, ce qui en fait me rassure un peu.

On snorkel sans rien voir de spécial pendant dix bonnes minutes, et soudain, ils sont là. 3 jeunes requins en train de faire leur vie, tranquilles, qui se soucient guère de nous. Ils doivent faire deux mètres de long, et ils ont un bel aileron noir, blanc et gris. Nous en voyons deux de plus, dont un qui course deux petits poissons jaunes devant lui. Ils ne sont qu'a 5 mètres de nous, et au final, c'est plutôt une rencontre tranquille. Je m'attendais aux Dents de la Mer mais au final c'est plutôt Nemo cette expérience.

On continue ensuite avec Lighthouse point, un autre spot de snorkelling au pied d'un petit phare avec encore tout plein de petits poissons rayes, des jaunes, des rouges, une raie, des coraux et même une sorte d'oursin bleu sans piquants. Je ne suis pas calée en biologie marine, vous savez.

Enfin, le dernier "spot" ; Romantic Beach, une toute petite plage au sable blanc et à l'eau turquoise, et des "rideaux" de coquillages installes par les visiteurs ou un Robinson Crusoé. Ca pourrait-être parfait si on était pas 12 et si le guide ne nous avait pas ramené dans un petit seau un scorpion-papillon marin qu'il a péché. C'est très moche et très venimeux. Et ca se cache dans le sable. Finalement, on est bien dans le bateau hein... Mais c'est mon plus beau snorkelling. Limite ca me donne envie de me mettre a la plongée, bien que ca m'ait toujours un peu fait peur. Et puis c'est aussi cette expérience qui m'a rendue 100% végétarienne. Fini le poisson, c'est trop mignon...







Retour vers 17h a l'hôtel, on se remet de nos émotions avant d'aller rejoindre un couple d'amis qui eux passent leur week end sur la Grande Ile - ouh les vieux ! On voit alors le cote plus festif de l'ile, et on se voit contraint de changer de bar parce que la musique est trop forte dans celui que l'on a choisi, on s'entend même plus discuter quoi - ouh les vieux. Ils ont "réservé" un "bateau taxi" qui repasse les prendre à 23h30 sous une pluie battante.

Le lendemain, notre speed boat vient nous chercher à 16h. Nous décidons donc de barboter jusque 14h, heure a laquelle se fait le check out, puis de buller au resto jusqu'a ce que nous voyions le speed boat arriver a l'horizon. Nous passons prendre une petite famille française sur le retour. Le speed boat fonce, les deux gamins n'ont pas l'air rassurés, le petit Antonin semble sur le point de rendre son gouter. Nous arrivons une demie heure plus tard a Kuala Besut, ou nous prenons un van pour remonter sur Kota Bahru, à 1h30 de route, ou nous reprendrons le bus pour Singapour... Il pleut des cordes, on se prend un orage tropical, je n'ai pas l'impression qu'on avance vraiment ? Vers 23h, lors d'un énième arrêt  pour prendre de nouveaux passagers, je demande a la fille qui s'installe devant nous : Mais on était ou, la ? "Kuala Besut Jetty", qu'elle me répond.

Ah ! Donc en fait on a fait un petit détour de 5h. Ok.

Arrivée à Singapour dix heures plus tard, complètement crevés, encore avec du sable entre les orteils et de quoi narguer Instagram...