Sunday, 21 June 2015

Itaaalia ♫ ! Une semaine en Italie du Nord

“You are invited to the Annual Marketing & Communications Meeting that will take place in Genoa, Italy.”

Lorsque je reçois ce mail, un matin chaud et humide comme un autre en Mars, j’ai du mal à contenir ma joie. Ma boite m’envoie pour une conférence marketing en Italie !

Avant cela, j’avais eu deux mini business trips à Bangkok, ville dont je suis mégafan, mais là, l’Europe, c’était une première.
Au programme : du marketing, du vrai, comme je l’aime – pas des fichiers Excel de dizaines de millier de lignes à analyser - la rencontre mes collègues européens a qui je parle tous les jours mais dont je n’ai aucune idée a quoi ils ressemblent.

Et puis, surtout… Itaaaaaaaaaaaaalia !!! Je n’y suis jamais retournée depuis mon Erasmus à Rome en 2006 – probablement les 6 meilleurs mois de ma vie.
Ah l’Italie… son architecture, sa végétation, sa langue mélodieuse, sa gastronomie… et puis aussi et surtout, ma petite sœur qui vit à Bologne en Erasmus et une super copine de Hong-Kong, Vickie, qui a repris ses études a Milan.
La conférence se tiendra du 27 au 29 Avril, je prends donc un jour off en plus pour pouvoir profiter du pont du 1er mai. « Ok mais tu te fatigues pas trop sur place hein ? Tu auras beaucoup de boulot a ton retour », me glisse ma boss, habituée au employés étrangers qui profitent à fond de leur 15 jours de congés annuels et reviennent immanquablement crevés a Singapour.

Mais en fait, c’est ou Gênes ?? Ça se trouve sur la côte ouest, un peu au-dessous de Milan, et c’est surtout la première ville portuaire, d’où le choix – je travaille dans la logistique.

Je décide de partir le Vendredi 24 Avril au soir pour arriver à Milan le samedi matin. Ma boite m’a enregistrée sur un vol direct Singapour-Milan ; c’est la première fois que je prends un direct Asie-Europe. Je pars à 2h du matin, sous 30 degrés et 80% d’humidité, et j’arrive douze heures plus tard, à huit heures du matin, avec 15 degrés de moins. Je me rends directement chez Vickie, qui habite un petit appart dans le  centre de la ville. Je croise son copain Giuseppe, un bel Italien de 6 ans son cadet.
On part dans le centre-ville pour visiter ; mes parents, qui revenaient alors d’un road-trip dans l’Italie du Nord, m’avaient dit qu’ils n’avaient pas eu de cœur particulier pour Milan. On commence par un restaurant spécialisé dans la mozzarella… on engloutit une pizza a la buratta fraiche – chacune - tout en essayant de rattraper le temps perdu – déjà deux ans qu’on ne s’était pas vues !

Repues, on repart dans le centre, ou se trouve également le fameux Duomo, immense, et malheureusement encadre d’échafaudage, on visite les jolis jardins Brera, et la galerie marchande Vittorio Emmanuele, et on mange une glace chez Shockolat après avoir fait la queue pendant une demie heure - ils ont des robinets d'ou coule a flot du chocolat!! "Et voilà, me dit Vickie, tu as vu l’essentiel de Milan." Alors on fait un peu de shopping, on rentre en passant dans l’équivalent de l’avenue Montaigne – SANS faire de shopping, et on rentre faire une sieste, à la mode italienne.















On se réveille trois heures plus tard pour aller à la soirée d’anniversaire de Giuseppe. Sa sœur, d’origine sicilienne, a préparé un buffet de folie : pates au pesto, bruschette, aubergine grillées, tiramisu, mama mia. Je remarque que les jeunes italiens ont un style vestimentaire assez particulier : jean très slim et troue de partout, grosses baskets, et tee-shirt très large (comprendre : informe).
Vers minuit, tout le monde rentre chez soi, ce qui m’arrange bien avec mon jet lag.

Le lendemain, mon train pour Gênes étant à 17h, nous avons un peu de temps pour nous faire un café-croissant-comptoir et prendre le métro jusque Navigli, ou nous longeons le canal avant de nous faire un petit resto en amoureuses.
Je quitte Milan quelques heures plus tard prendre mon train pour Gênes. Arrivée dans un hôtel près de la marina, je me mets en mode loque et commande un room service.

Lundi mardi mercredi, c’est boulot. L’occasion de rencontrer mes collègues des quatre coins du continent. Le mardi soir, ils ont prévu une activité de team building : cuisine italienne !! Par équipe de 3, nous préparons des apéritifs italiens : anchois frits et farcis à la crème fraiche et aux zestes d'orange, bruschetta, poivrons au four... Mon estomac me supplie d'arrêter de m'empiffrer, mais je fais la sourde oreille, c'est si bon. Le mercredi soir, pour conclure la conférence, nous sommes invites dans un très beau restaurant a une heure de route de Gênes, perdu dans les montagnes, avec une vue superbe sur la mer, et nos collègues italiens nous offrent chacun un paquet de pates typiques de la Ligurie, les troffie, qui se mangent avec du pesto vert. Pendant ce temps, ma petite sœur Emeline, qui habite à Bologne, s'installe dans mon hôtel. Apres de longues hésitations (rester à Gênes jusqu’au samedi ? Aller voir ce qu’il se passe chez elle à Bologne bien que Gênes-Bologne-Milan soit un parcours du combattant en train ?), nous decidons d’aller voir ce qu’il se passe du côté des 5 Terre. Je n’en avais jamais entendu parler avant, je l’admets, mais une petite recherche rapide sur Google Image me convainc rapidement. 

Panna cotta basilic-framboise


Nous partons donc le jeudi matin aux aurores prendre notre train pour Riomaggiore, l'une des sept petites villes qui constituent les Cinque Terre. Alors c'est là que je me rends compte que je ne pourrais jamais être une véritable blogueuse voyage car je n'ai pas pris note de notre parcours, je n''ai pas renomme mes photos. Donc les photos risquent d'être complètement dans le désordre, mais bref, ce qu'il faudra retenir, c'est qu’on a pu faire le parc des 5 Terre très facilement sur une journée complète. En fait, les 7 villages sont reliés les uns aux autres par un chemin de fer, et que le train passe toutes les 45 minutes environ. Une sorte de bus "hop on hop off" a plus grande échelle en fait - un train type TER quand même. 


Il est aussi possible de "randonner" d'un village a l'autre, mais pour ne pas changer je suis toujours aussi inorganisée quand je pars en voyage, et de ce fait je n'avais pas prévu de baskets digne de ce nom, au grand damn d'Emeline. Ah oui, d'ailleurs j'ai eu froid pendant tout le séjour aussi, mais ça je pense que c'est parce que j'ai perdu toute notion de météo depuis que je suis à Singapour. Bref. Nous avons fait les villages de Monterosso, Vernazza, Corniglia, Riomaggiore et Manarola sans aucun programme en tête, allant dans un village, revenant sur nos pas, restant une demie heure dans l'un, deux heures dans l'autre. Comme je le disais, malheureusement mes photos sont un peu désordonnées, mais ils sont tous plus mignons les uns que les autres, avec leurs petites rues qui montent, leurs façades toutes colorées, les petits ports pleins de barques de pêcheurs, des marchands de gelato à chaque coin de rue, les locaux qui se croisent dans la rue et s'invitent à venir manger la pasta le soi-même avec la mama, les petites églises, les superbes vues sur la mer, et bien sûr, les dizaines d'autres touristes.















Nous revenons sur Gênes le soir même, complètement fatiguées mais ravies. Nous prenons nos quartiers dans un autre hôtel, un peu moins "hype" que le premier - mes moyens étant un peu plus limites que ceux de ma boite. Nous partons diner dans un resto 100% italien, Il Genovese, qui nous a été recommandé par l'hôtel. En guise de cacahuète, nous avons du pain à tremper dans du pesto fait maison, qu'un serveur nous ressert dès qu'il y en a plus trop - il est donc repasse trois fois avant que nos plats n'arrivent. J'essaie de limiter la casse en commandant un minestrone, une petite soupe légère pour finir la journée pâtes-pizza-glaces, ça ne peut pas faire de mal n'est-ce pas ? C'était sans compter les pâtes et les pommes de terre. Oh well, je me rattraperai a Singapour - ou pas.

Le lendemain matin, nous nous mettons en route tôt : nous avons 6 heures pour visiter Gênes avant de prendre notre train pour Milan. Je m'attendais à une ville terne et industrielle, je m'étais bien trompée : le centre est pavé, les rues sont toutes étroites, du linge sèche aux fenêtres, il y a des petits escaliers partout, des échoppes de foccacia partout. Armées d'un plan, on suit un parcours qui nous amènera dans la rue des Palais, puis sur les hauteurs de la ville, sur le port, qui nous fera traverser de grandes places, descendre des escaliers, prendre des ascenseurs. Le temps n'est pas avec nous, il fait froid et il pleuvine. Mes chaussures décident de rendre l'âme ce même jour - le macadam singapourien ok mais les rues pavées génoises c'est trop leur demander. Le midi, on se fait un restau végétalien très bon (si si) ou je goute pour la première fois au seitan, une sorte d'aggloméré de gluten dont la consistance ressemble étrangement à la viande - un peu trop même, c'en était perturbant.
















Puis c'est l'heure de reprendre le train pour Milan après un chocolat chaud à la chantilly pris dans un petit café près de la gare. Une fois arrivées à Milan, Emeline enchaine avec un autre train pour Bologne, moi je m'en vais retrouver Vickie chez elle. Sa bande de copains italiens débarquent quelques minutes après, et se mettent aux fourneaux directement pendant qu'on bavasse – la dolce vita ! Cette semaine aura décidément été sous le signe de la bouffe. On sortira ensuite dans leur bar-boite préfère, puis on finit la soirée dans leur colocation à manger des chips. On rentre se coucher vers 4h, micro-sieste et je repars prendre mon avion pour Singapour 3 heures plus tard...

Je retourne au boulot le lendemain même. Crevée comme prévu, mais ravie !!

5 comments:

  1. Sympa cette petite semaine italienne!

    ReplyDelete
  2. Waou le séjour de rêve ! Merci de partager tout ça, ça donne envie de vivre les mêmes choses !

    ReplyDelete
  3. Quel séjour, beau et bon, ça donne envie!
    Bises

    ReplyDelete
  4. Ah la dolce vita ! Sympa cet article :)
    Schuldi

    ReplyDelete
  5. Sympa ! Et les photos, yummy ! Je rajoute les 5 terres dans ma bucket-list :D

    ReplyDelete

Moi, les commentaires, j'adooore !