Sunday, 29 December 2013

Rêves de petite fille VS. la réalité

Quand on était plus jeunes, on avait toute une idée bien précise – ou pas – de ce que l’on voulait devenir, de ce qu’on voulait accomplir. Dix, quinze, voire vingt ans plus tard, il est temps de faire le bilan. Calmement…

Quand je serai grande...

// JE SERAI VETERINAIRE – Lucile, 8 ans.
J’adore les animaux, les chiens, c’est trop bien, les chatons, c’est trop mignon ! Mais les chatons malades, c’est trop triste, quand je serais grande je soignerai tous les animaux… sauf les serpents, c’est un peu dégueu les serpents…

Aujourd'hui...
…Mais un jour, mon petit frère s’est ouvert l’arcade sourcilière et ça a saigné. C’en était trop pour moi et j’ai préféré tomber dans les pommes. Pas top, pour quelqu’un qui se rêve médecin. Pour les animaux, OK, mais médecin quand même.


// JE SERAI HOTESSE DE L’AIR – Lucile, 10 ans.
Parce que tu voyages gratuit ! Partout dans le monde ! Un amoureux dans chaque capitale !! The world is yours !
Aujourd'hui...
…Mais bon, en fait, je me suis vite rendue compte que j’avais les oreilles fragiles, qui restent bouchées mille ans après l’atterrissage… et j’ai peur des attentats… et puis mes pieds gonflent facilement avec la pression, alors…


// J’HABITERAI DANS UN CHATEAU – Lucile, 4 ans.
Parce que je serai une princesse. Ou alors, si JAMAIS je ne deviens pas princesse, j’aurai une maison comme celle de la Belle Epoque Playmobil, avec des pièces immenses et des terrasses et des fleurs à tous les balcons, et un jardin avec des poneys…
Aujourd'hui...
...Hey, c’est vrai que pour le coup, j’ai la chance d’avoir un grand appart… j’en suis pas si loin du château, si ?! Bon, mais il n’est presque pas meublé cet appart. Et j’ai pas de jardin. Ni de poney. Enfin si, mais je le partage avec cinq cent autres personnes. Le jardin, pas le poney. Et mon Prince est en train se couper les ongles des pieds devant moi.



// J’AURAI PLEIN DE CHATS, DEUX CHIENS, DIX HAMSTERS ET UN CHEVAL – Lucile, 4 ans.
Ouais. Et ils vivraient en liberté dans toute la maison et même qu’on dormirait tous ensemble dans un lit énorme !
Aujourd'hui...
…Enfin ça, c’était jusqu’à ce que mes parents me disent que j’étais assez grande pour m’occuper moi-même des cacas pipis du chien et du chat. Et quand tu connais la puissance olfactive de ce qui peut sortir par le petit cucu des petis chachats, tu réfléchis deux fois à devenir une cat lady.


// J’EPOUSERAI UN ETRANGER AU NOM EXOTIQUE – Lucile, 13 ans.
Je ne sais pas d’où vient cette fixette. Au collège, je trouvais ça stylé d’avoir un nom imprononçable, exotique, étranger. J’avais, allez savoir pourquoi, une attirance particulière pour les noms à consonance polonaise, du style Szczycz. J’ai même appris le polonais pendant 3 ans, au cas où. Et puis aussi, être mariée à un étranger, c’est apprendre sa langue, sa culture, avoir des enfants bilingues… moi, ça me faisait rêver.
Aujourd'hui...
...Bref, dix ans plus tard, mon boyfriend est anglais, c’est déjà ça. Bon, pour son nom de famille… il a un nom de couleur, l’équivalent de Dupond là-bas. Niveau exotisme et complication, on repassera.


// JE SERAI RICHE – Lucile, 9 ans
…Tel Picsou qui se tape des brasses dans son coffre-fort.
Aujourd'hui...
HAHAHAH !! Eh, franchement, j’étais trop drôle quand j’étais petite, hein…


J’HABITERAI AVEC MA MEILLEURE AMIE – Lucile, 10 ans.
Quand on était en CM2, avec ma meilleure amie, on avait décidé toutes les 2 de montre un cabinet de vétérinaires ensemble, et d’habiter en coloc. On avait même tracé les plans de notre futur appartement sur notre cahier de textes.
Aujourd'hui...
15 ans plus tard… je ne l’ai même pas en amie sur Facebook. Et elle est prof de français, je suis dans le marketing.

// J’HABITERAI EN AUSTRALIE – Lucile, 16 ans.
Ah, l’Australie, sa chaleur, ses surfeurs, ses plages, ses koalas, le bout du monde, l’aventure, quoi.

Aujourd'hui...
Dix ans plus tard, retour à la réalité : l’Australie, ses serpents dans ton jardin, ses araignées grosses comme ton poing qui se baladent dans ta douche, ses crocodiles de 8 mètres de long, ses méduses mortelles, ses requins, ses koalas cannibales. OK, l’Europe c’est sympa aussi, en fait.

J'espere que tu sauras me pardonner, John.
Au passage, c'est quoi ce slip ??
// JE SERAI MANNEQUIN – Lucile, 10 ans.
J’étais grande et fine quand j’étais jeune. On m’a demandé une ou deux fois si je ne comptais pas être mannequin. Vu que, finalement, j’avais décidé d’être ni hôtesse de l’air ni veto, je me suis dit, why not, même si je ne savais pas trop en quoi ça consistait. 
Aujourd'hui...
Mais la puberté est passée par la, et mon amour pour les pizzas s’est développé, mon rêve s’est envole. Maintenant, je ne suis ni jeune, ni fine. Juste grande.



// JE ME MARIERAI AVEC GIGOULLY – Lucile, 4 ans.
Gigouilly (comprendre : Gregory), quand j’étais en maternelle, c’était un peu le beau gosse de la classe. Il « faisait la folle » (comprendre : il est hilarant) et j’ose donc imaginer que je n’étais pas insensibles à ses charmes, du haut de mes quatre ans. Je crois me rappeler qu’il m’avait même donne une image une fois…
Aujourd'hui...
Je ne connais meme pas son nom de famille, alors deja... Et puis Alistair il est pas trop mal, en fait.

Et vous, vos rêves de petites filles ou ados ?


Tuesday, 17 December 2013

NZ Road Trip : Jour 12 à 17, de Nelson à Auckland

Kia Ora !

Voici la dernière partie de notre road trip en Nouvelle-Zelande... Snif.
Pour les 5 premiers jours, c’est ici ! Et les 5 suivants, la !





JOUR 12 : NELSON
Nous nous mettons en route pour Nelson, une petite ville côtière plutôt mignonne, qui, allez savoir pourquoi, me fait penser à Beauvais, pour ceux qui connaissent. On découvre aussi une petite boutique de Frozen Yogurt, mon premier depuis des mois ! Joie intense. Mon blog aurait pu s’appeler Frozen Yogurt and Travels en fait. Le soir, nous passons la nuit dans un Native Parks, à coté d’une fromagerie. Nous ne verrons pas le propriétaire cette fois ci. Nous installons le camping-car près d’un petit agneau et de sa maman.

















JOUR 13 : ABEL TASMAN
Nous sommes réveillés aux aurores par une horde de moutons allant se faire traire. Nous ne tardons pas à décoller, direction Abel Tasman. C’est un parc national tout au nord de l’ile sud, qui doit son nom à l’explorateur néerlandais qui l’a découvert. On peut y faire du kayak, de la rando, aller d’une crique à une autre en bateau. C’est un endroit qu’il me tardait de visiter. Nous décidons de faire une balade en bateau, qui nous déposera sur une plage à partir de laquelle nous aurons 3 heures pour nous balader aux alentours. L’eau est bleue turquoise, transparente, elle n’a rien à envier aux plages du sud est asiatique. Arrivés sur notre crique, la Bark Bay, qui s’avère se situer entre la crique « Moustiques » et la crique « Puces de sables », nous commençons la petite rando « plate » selon celui qui nous a vendu les tickets – nous lui avions indiqué un niveau de fitness proche de 0. Hmmm. Les vues sur la mer sont superbes mais le manque d’indications le long de la promenade et les dénivelés d’environ 90 degrés (jamais j’exagère) auront raison de nous, et nous décidons d’aller profiter de la plage et bronzer un peu. Malgré ses belles couleurs et son sable chaud, l’eau est glacée – c’est souvent le cas en NZ - mes colocs faisaient du surf en combinaison de plongée en plein été. Le bateau reviendra nous chercher un peu plus tard. Le soir venu, nous nous faisons un énième fish n chips pour nous remettre de cette journée très sportive. Un fish n chips aussi bon que la serveuse était désagréable – très bon.
Nous reprenons ensuite la route, une route en lacets, pour rejoindre notre camping, un DOC en pleine nature. 



















JOUR 14 : PICTON & UN PEU DE WELLINGTON
Grasse matinée jusque… 8h30. Nous visitons Picton et ses boutiques de gadgets en tout genre. La ville vit essentiellement des touristes en transit, vu que c’est d’ici que l’Interislander, l’énorme ferry qui relie l’ile Nord a l’ile Sud, part. Arrivés au guichet de l’Interislander, la dame nous fait remarquer que nous aurions du partir… la veille. Oups. Nous étions tous les 3 persuadés qu’on partait le 17… Heureusement, elle nous échange le billet gratuitement pour le prochain ferry, soulagement. L’Interislander est très bien, il contient notamment un bar et un cinéma. La traversée dure 3 petites heures à travers le beau fjord Queen Charlotte, et me laisse le temps d’avancer sur mon livre, que je recommande au passage. Une fois arrivés à Wellington, nous nous installons directement au camping, qui héberge aussi une cinquantaine de canards pas farouches.






JOUR 15 : WELLIWOOD
Réveillés aux aurores par Maman qui ne peut plus dormir et s’affaire « discrètement » dans les 10m2. Arrivés dans le centre Wellington et un peu pressés par le temps, nous décidons de jouer à fond la carte touriste en prenant un bus hop on/off. J’avais visité Wellington sur un weekend end en Octobre, et je confirme que j’aime toujours autant cette « petite » capitale – 300 000 habitants ! Ses petites maisons en bois, ses collines… c’est la San Francisco de l’hémisphère sud. Ces deux villes ont aussi en commun leurs tremblements de terre. Peter Jackson, le réalisateur du Seigneur des Anneaux, y habite et y travaille, certaines scènes y ont même été tournées. Les habitants de Wellington la surnomment Wellywood.

Presses par le temps, nous quittons Wellington à contrecœur. Nous passons la nuit dans un Native Parks, cette fois chez un fabricant de produits de soins naturels, Millstream Gardens. Le couple d’une cinquantaine d'années est très heureux de nous accueillir, nous sommes les premiers qu’ils reçoivent dans le cadre de ce programme. Ils nous font visiter leur jardin et leur potager - leur lieu de travail. C’est un véritable fouillis organisé. Ils nous présentent aussi à leurs animaux, deux chiennes dont une qu’ils ont guérie d’un cancer de la gorge grâce à des infusions de mélisse et un chat à trois pattes, Trépied. Un chat très affectueux… Il est reste pendu à moi, accroché à mon gilet par ses griffes car il ne voulait pas descendre de mes bras, le proprio a dû m’en débarrasser… J’étais timide et je n’ai pas osé prendre trop de photos.

On a fait une razzia dans leur petite boutique. Parfums, shampooing, crème anti-moustique, crème pour atténuer les brulures… La dame nous explique que tous ses produits ont été testés sur leurs enfants et qu’ils sont toujours vivants : un argument marketing imparable. 





















Source
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JOUR 16 : HASTINGS ET NAPIER, RETOUR DANS LES ANNEES 30'
En route vers Hastings, jolie petite ville aux accents années 30 et arts déco. On s’arrête une petite heure pour faire le tour, puis on reprend la route vers Napier, une ville qui est sensée ressembler un peu a Hastings de par son architecture. Coup de cœur pour Napier. Les habitants jouent le jeu « r
étro » à fond, en utilisant des polices d'écritures très années 30 sur la devanture de leur magasins, sur leurs panneaux d’indications... La ville a en fait été intégralement reconstruite suite a un gros tremblement de terre en 1931. Les couleurs des bâtiments sont vives, le soleil brille, les rues sont bordées de palmiers, la ville est en bord de mer, j’aime.

Nous reprenons la route vers Rotorua, plus au nord. La ville est connue pour ses sources d’eau chaudes et ses geysers– on voit des « trous » qui bouillonnent un peu partout, accompagnés de leur odeur caractéristique de souffre. Nous allons visiter Te Puia, un parc – musée qui regroupe notamment geysers, kiwis et artisanat maori. Nous verrons ENFIN un kiwi ! Dans un bâtiment plongé dans le noir, il faut faire la queue pour l’apercevoir derrière une vitre, un peu comme si on allait voir la tombe de Lénine au Kremlin, quoi, mais en plus mignon… Photos interdites…

On décide ensuite, Maman et moi, d’aller se prélasser dans un bain de boue à quelques kilomètres de là. On s’imaginait un peu en mode hippopotames, gracieusement vautrées dans la boue, mais en fait c’est plus une immense baignoire remplie d’eau à 38 degrés, avec un petit distributeur de glaise dont on doit s’enduire généreusement. Je vous fais grâce des photos. C’est très relaxant… le hic, c’est que un mois plus tard, mon maillot de bain sent toujours le soufre. Aka l’œuf pourri. Au moins, je peux nager tranquille dans ma piscine sans que personne n’ose s’approcher de trop pr
ès...





































JOUR 17 : AUCKLAND
Nous nous dirigeons vers Auckland, l’ultime étape de notre voyage. OMG, c’est grand, c’est immense, il y a du monde. Quel contraste avec Christchurch. Je me croirais presque à New York. Il faut dire que la ville compte quasiment 1.4 millions d’habitant, soit un habitant sur 3 y habite. Nous passons à l’office de tourisme, la guide nous dit grosso modo, que, mise à part monter la Sky Tower et faire un tour dans les jardins botaniques, il n’y a pas grand-chose à faire à Auckland… Humm. Est-ce qu’elle était un peu blasée ou… ? Nous montons donc dans la Sky Tower, le bâtiment le plus haut de Nouvelle-Zélande, 328 m. Il est dit que la tour peut résister à un tremblement de terre de 8 sur l’échelle de Richter – heureusement, on n’a pas eu à le voir pour le croire. Nous avons une jolie vue sur Auckland et ses environs. Une fois redescendus, nous décidons d’aller explorer les environs et de déjeuner au Green Keeper, une jolie maison dans un parc.
















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JOUR 18 : THE END...
Retour à Christchurch en avion, dernier diner de fish n chips et retour de mes parents en France après m'avoir gentiment aidée à commencer mes valises pour Singapour…

… Snif. On remet ça en famille l’été prochain en Asie ??