Thursday, 27 June 2013

Mais qui suis-je ?

Lucile, 29 ans, Singapour.
J’y ai suivi mon copain, Alistair, un charmant anglais rencontré à Hong-Kong en 2010. 

Avant Singap, on habitait à Christchurch, en Nouvelle-Zélande. La NZ, c'est beau, c'est superbe même... sauf que niveau emploi pour moi, ça ne se bousculait pas au portillon.

Et nous voilà donc de retour en Asie depuis Décembre 2013. Ah oui, parce que en fait, avant la Nouvelle-Zélande, on a habité à Hong-Kong pendant trois ans.


Bref, pourquoi ce blog ?


Déjà, quand j’étais au collège, j’écrivais des pièces de théâtre -« Scandale chez le Poissonnier »- et des histoires courtes, et j’étais la rédactrice en chef du magazine BOB avec ma copine Salomé. Magazine qu’on photocopiait à la librairie du coin et qu’on revendait 5 francs à la récré. Mes débuts de businesswoman.

Ma maman m’a toujours dit qu’elle me voyait bien journaliste, mais vous savez ce que c’est quand on est ados, pouarf non mais journaliste non mais LOOOL maman quoi.


Peut-être qu’elle n’avait pas tort au final, j’ai toujours eu des bonnes notes à mes exposés.

Moi je me voyais bien chômeuse, pour être payée à rien faire. C’est vrai que vu comme ça, ça donne envie. Une fois qu’on m’a expliqué que le chômage n’était pas une carrière en soi, j’ai voulu être hôtesse de l’air, pour voyager partout et gratuitement – vous remarquerez cette tendance, déjà, au cheap. Mais j’ai mal aux oreilles dans l’avion et j’ai toujours un peu peur de mourir à chaque fois qu’on décolle donc j’ai surement bien fait de m’orienter vers le marketing au final.

Bref, comment me contacter ?
En parallèle de mon boulot en tant que Chargée de Marketing, j'aimerai développer une petite activité de traduction et rédaction freelance, donc n'hésitez pas à me contacter pour vos projets !

Vous pouvez aller me checker sur mon Linkedin, m'envoyer des mails, me suivre sur Hellocoton, Facebook ou Instagram

Ultra-connectée je suis.

A bientôt donc !

Lucile




Monday, 24 June 2013

Vis Ma Vie: J'ai 27 ans.

Czesc !!

Samedi dernier, si vous avez la joie d’être mes amis sur Facebook, vous avez peut être vu que c’était mon anniversaire. A cette occasion, ma coloc et moi avons organisé un Double Birthday UV Party. Je vous en reparlerai bientôt… huhu. Toute la soirée, quand nos invités me demandaient quel âge j’avais, je répondais 21 ans. 

Mais à vous je peux le dire. En vérité, je viens d’avoir 27 ans. Ouais, 27 ans


27 ans, c’est l’âge auquel Jim Morrison, Kurt Cobain et Amy Winehouse sont décédés, membres du Club 27. C’est aussi l’âge de ma maman quand elle est tombée enceinte de moi.

Pour moi, 25 ans c’est quand tu peux entamer les choses sérieuses, genre commencer à grimper les échelons dans ta boite, devenir une star du rock tourmentée, t’installer avec ta moitié, tout ça, et 30 ans c’est quand tu es en train de les finaliser : Tu es au stade ou tu tapotes ton bébé dans le dos après son petit pot, ta maison est achetée, ta voiture familiale est achet
ée, tu as eu cette promotion qui te faisait de l’œil depuis plusieurs années. 

Pas pour l'instant, merci, rappelez moi d'ici 5 ans.
Bref, quand j’ai eu 25 ans j’ai légèrement paniqué, comme tout le monde je pense. Je savais qu'il allait falloir commencer à etre sérieuse. Mais je me suis dit que j’avais encore 5 ans pour tout faire, et que donc j’étais laaaaaaaaarge.

Résultat, deux ans plus tard, rien n’a vraiment changé. J’habite toujours en coloc, je ne suis même pas fiancée, je ne pense pas un instant à mettre de cot
é pour la retraite, j’utilise toujours de la crème « anti imperfections », mes économies sont plutôt pour mes prochains voyages que pour une prochaine maison, je porte toujours des Converses, j’ai toujours pas mon sac de business woman Mulberry. Et quand j’ai vu ma copine Jess et son adorable petit garçon a Noel dernier, je me suis rendue compte que je le caressais comme un chat. Donc 27 ans et instinct maternel : 0. En parlant de chat d’ailleurs, j’en ai toujours pas, alors que je m’étais toujours dit que des que je déménagerai de chez Papa Maman j’en adopterai un aussitôt, que dis-je, 5 même. Quatre ans d’indépendance plus tard, j’ai juste un poisson rouge en fin de vie. Ah par contre, on a acheté notre première voiture. Mais c’était plus un achat de confort que d’installation, vu qu’on la revendra d’ici un an quand on partira.

Et malgré cette nonchalance apparente, je ressens quand même peu la pression – notamment avec toutes ces photos de mariage, de gros ventres
, voire de bébés rigolards qui circulent sur Facebook, et aussi avec l’aide de ma grand-mère aussi, qui lorsqu’elle m’a appelée samedi dernier m’a demandé à nouveau quand est ce que je comptais « confirmer ma relation » avec Alistair – et commencer à produire les bébés qui vont avec. 
Mamie/Tatie Pression, on en a toutes une.   
"Un petit pull pour mon futur petit-fils ! Va falloir que tu te depeches..."
Vu que, dans l’idéal, je préfèrerai quand même avoir un mini-moi avant mes 31 ans, il me resterait théoriquement encore 1458 jours pour tout mettre en place avant, à savoir :

- quitter la NZ
- émigrer dans un nouveau pays pendant 2 à 4 ans
– probablement quitter ce pays pour rentrer en Europe
– trouver un boulot ou je gagnerai assez de sous et même que le matin je me lèverai avec plaisir
– acheter une voiture
– acheter une maison avec assez de place pour héberger un mini-moi ou deux,
– me marier, avec Alistair si possible huhu
– adopter deux chats et un chien
– fabriquer le-dit mini-moi.

Je vous le dis, JE SUIS LAAAAAAAAAARGE !! Ou pas. 

Non mais en fait ça va je ne suis pas trop stressée. Je prends les choses comme elles viennent. Ça se fera quand ça se fera. L’important j’imagine, c’est de faire les choses quand bon te semble, plutôt que quand tu sens que c’est ce que tout le monde attend de toi. Bien sûr, je ne dis pas que je kifferai être toute seule a 40 ans. Sauf si j’ai des chats. Genre 6 ou 7. Qui a besoin d’un mari et de gamins quand tu as des chats ?!? 

Ou, le compromis ideal, me marier avec Sheldon
En attendant, j’ai besoin de vous, je me pose des questions existentielles.

- A 27 ans, les mini shorts, yay ou nay ?
- A 27 ans, se prendre une cuite au cidre comme quand tu as 15 ans, yay ou nay ?
- A 27 ans, pleurer devant Grey’s Anatomy, yay ou nay ?
- A 27 ans, jouer aux Sims, yay ou nay ?
- A 27 ans, amener son stylo Hello Kitty au bureau, yay ou nay ?
- A 27 ans, aimer toujours autant le Burger King, yay ou nay ?
- A 27 ans, n’avoir aucune idée de comment se cuisiner un bœuf bourguignon, yay ou nay ?
- A 27 ans, préférer lire Cosmopolitan au Monde Diplomatique, yay ou nay ?
- A 27 ans, rigoler comme une baleine quand on regarde ca, ca, ou encore ca, yay ou nay ?
- A 27 ans, demander de l’aide à maman pour gérer son assurance maladie, yay ou nay ?

Evidemment, toute ressemblance avec des faits ou des personnes réelles ne serait que pure coïncidence… mais si vous répondez « oui » un peu partout, ca m’arrangerait. 

En attendant, je vais aller cacher ma date de naissance sur Facebook.

Meme Alistair a du mal a croire que j'ai 27 ans. 


A bientôt
Lucile

Tuesday, 18 June 2013

Voyages Voyages : 72 heures à Sydney

G’day!

Le 4 juin dernier, c’était l’anniversaire de la Reine d’Angleterre. Et pour fêter ça, tous les pays du Commonwealth, dont la Nouvelle-Zélande, prennent un jour férié.

C’était mon premier jour férié depuis que j’ai commencé à travailler donc je voulais en profiter ! On a regardé les vols pour Sydney, qui est « seulement » a trois heures d’avion de Christchurch mais urrrh !! C’était cher !! On a donc envisager passer un long weekend end a Dunedin, cette fameuse ville à 4 heures de route ou se trouve une usine Cadbury

#yeuxquibavent #bouchequibrille (ou l’inverse)

Mais bon, encore une fois, on s’est dit qu’on ne savait pas combien de temps on allait rester dans cette partie du monde et qu’il valait donc mieux en profiter, et qu’on irait a Dunedin un autre weekend end, et Sydney ça doit vraiment valoir le coup d’y investir un peu.

J’ai donc fait chauffer ma carte bleue. Départ pour Sydney Samedi 1 Juin à 6:00am (AAAAAH), retour Lundi soir à 00:45 (AAAAAH).


Alistair était tout content que je décide qu’on y aille, je crois que les “grosses décisions” ce n’est pas vraiment son truc. « C’est cher ! Mais c’est beau… Mais c’est cher ! Mais c’est beau… » etc. - il était déjà allé à Sydney il a y 4 ans de cela et il avait adoré.

Moi aussi j’étais toute contente. Je fais partie de ces jeunes (enfin… je vais bientôt avoir 27 ans…) qui auraient aimé vivre en Australie, plus précisément à Sydney, un an ou deux, le temps d’un Working Holiday Visa.

Off we go ! On a acheté un guide pour ne pas perdre une miette de la ville pendant notre escapade (au final, on l’a à peine ouvert).

On savait qu’on voulait voir l’Opéra House, le Sydney Bridge, aller voir Bondi Beach et les Jardins Botaniques. Et bien manger. 

Bondi Beach
On a pu prendre des photos de l’Opéra House sous toutes les coutures, et se rendre compte que en fait sa surface blanche est faite de carrelage, on a traversé le Pont, on s’est baladés dans les Jardins Botaniques, ou tous les joggers nous ont filé des complexes, on s’est abrités d’une pluie torrentielle dans les Galeries Victoria, on a petit déjeuné avec vue de folie sur Bondi Beach. J’ai aussi revu un couple d’amis rencontrés a Hong-Kong, Val et Max, qui ont pris le temps de nous montrer plein de choses, de nous inviter chez eux pour un apéro meat pies (tourtes), et on les a enviés très fort d’habiter ici.



Parce que au final c’est une ville qui nous a vraiment, vraiment plu. Des rues larges, des gratte-ciels, beaucoup d’espaces verts, plutôt propre, plein d’endroits « poses », avec leur cafés en terrasse,… moi j’aime. En fait je pense que on a vraiment adoré notamment parce que ça fait longtemps qu’on a pas habité dans de « vraies villes » : Hong-Kong c’est juste la folie, des gens partout à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit, et a côté de ça, Christchurch, très trop calme, centre-ville quasi-inexistant, beaucoup d’espaces vides. Bref, Sydney nous a semblé être le juste milieu.

Cafe de Wheels, ou les meilleures pies en ville
il ne fait pas TOUJOURS beau


Mais on nous a prévenu que les loyers étaient dingues, genre ce qui font des petits boulots se retrouvent à partager non plus des apparts mais même des chambres. On nous avait dit que la nourriture coutait cher aussi mais ça ne nous a pas vraiment choqué, après, on est restés que trois jours. Mais c’est vrai que j’ai une amie allemande qui était partie là-bas en Working Holiday Visa et qui avait du revenir plutôt précipitamment car elle n’avait plus assez de sous pour payer son loyer.

En attendant, si on a l’occasion d’y revenir, on hésitera pas. En tant que touristes... ou en tant qu’habitants.


A bientot !


Wednesday, 12 June 2013

Chez les Kiwis : Travailler en Nouvelle-Zélande : Joies, Peines et Experiences

Hola a todos (oui, rappelez-vous, j’apprends l’espagnol, que tal?)

Aujourd’hui, j’ai décidé de vous raconter un peu comment se passe la recherche de travail et le travail en NZ. Non non, restez, ça va être fun !

// MON VISA
Ok, cela ne fait que deux mois que j’ai commencé, mais je pense avoir déjà un bon aperçu de ce que c’est. Aussi, je mets un titre sérieux tout ça car je me dis que ça peut intéresser d’autres personnes qui auraient envie d’aller tenter leur chance en NZ. Quelle idée !!

Alors déjà, j’ai un Work Holiday Visa. C’est un visa qui permet de travailler et ou étudier pour un certain temps en NZ (un an maximum). Ça fonctionne sur le même principe que les working Holiday pour l’Australie et le Canada, et il me semble que Singapour, HK et l’Allemagne proposent des visas similaires.

Etant Française, le visa a été super facile à obtenir. J’ai juste eu à remplir un formulaire et signer sur l’honneur que je n’avais jamais été en prison, jamais été renvoyée d’un pays, etc. J’ai juste du ajouter une radio des poumons car HK fait partie des pays à risque pour la tuberculose. J’ai déposé mon dossier à une antenne de l’ambassade de NZ à Hong Kong, et une semaine plus tard je recevais un mail comme quoi mon application avait été validée. Le visa était juste un mail à imprimer et à garder dans mon passeport, je m’attendais à un bel autocollant à ajouter dans mon passeport, frustration !



Ca donne envie hein ?

// LA RECHERCHE
Une fois arrivée à Christchurch le 10 janvier j’ai commencé direct à chercher du travail. Et je pensais que je trouverais en deux temps trois mouvements.

FAUX !!!!

Déjà, sur le Monster local, tu as juste une dizaine d’offres en marketing. Ça change des milliers d’offres disponibles sur le Monster hongkongais.

C’est dû au fait qu’il est encore trop tôt pour des postes en marketing : la ville est toujours en train de se reconstruire donc les entreprises qui recrutent en marketing restent rares. Je pense que ce sera diffèrent dans deux ans – mais je serais probablement partie d’ici-là.

Je pouvais ainsi passer plusieurs jours sans pouvoir postuler a quoique ce soit. Un rythme plutôt tranquille donc… Vu qu’il y avait très peu d’offres, j’ai d’office postule a des offres d’assistante marketing ou autres postes que j’occupais au début de ma « carrière ».


Et puis j’ai attendu. Et puis rien, ou presque. Les mails polis de refus ont commencé à tomber les uns après les autres, sans que je ne passe un seul entretien. Allo, c’est quoi le problème ? Je ne suis pas Einstein mais je pensais quand même que mon master et mes 4 ans en Marketing, donc 3 à l’étranger, et ma maitrise de quatre langues m’auraient quand même aidée à décrocher quelques entretiens… ?

Non.

En fait, si. J’ai eu deux entretiens téléphoniques en Mars qui ont débouchés sur 2 entretiens en live, pour la même boite – et au final on ne m’a pas embauchée parce que tu comprends, on préférerait quelqu’un qui a une expérience en NZ. Mais… vous le saviez depuis le début ca, non ??

Et de fil en aiguille, en en parlant avec des amis de nationalité différente, je me rends compte que tous ceux dont la langue maternelle n’est pas l’anglais galèrent/ont galéré sévère. Pas de problèmes pour les Anglais, les Irlandais, les Ecossais, mais visiblement les Kiwis ne se sentent pas de « faire confiance » a des non-anglophones. Peut-être pensent-ils que si tu n’es pas capable de parler une langue « parfaitement », tu n’es pas capable non plus de faire ton boulot « parfaitement »… ? Logique imparable.

J’étais très surprise. Et très déçue.

Enfin, je vous raconte tout ça, mais peut être qu’en fait c’est juste que je fais ma pleurnicheuse qui se plaint parce que jusqu’ici elle avait jamais été au chômage plus d’un mois dans sa vie – oui je sais, jusqu’ici j’ai eu beaucoup de chance.

Et donc, quand en Avril quand une de mes agences de recrutement m’a annoncé qu’elle m’avait trouvé un poste, j’étais quand même bien soulagée –ouaaaaais des SOUS-, même si je me doutais que ça n’allait pas être un poste de dingue.

Je suis assistante administrative, c’est un poste que je n’avais jamais occupé auparavant et qui est très différent de ce que j’ai pu faire. Les missions ne sont pas des plus intéressantes (copier-coller sur Excel, bonjour) et mon cerveau n’est pas vraiment en constante surchauffe, mais au moins ça me fait des sous et ça m’aide à patienter. Je ne vous cache pas que je continue à garder l’œil sur les sites de recrutement et que j’ai incite Alistair à commencer à chercher ailleurs (= hors de Nouvelle-Zélande) car je ne pense pas que je pourrais trouver mieux que ce que j’ai actuellement.

Bref !! Assez râlé. De toutes façons, je sais que ma situation pourrait être bien pire que ce qu’elle est actuellement – par exemple Alistair aurait pu être muté au Tadjikistan et j’aurais pu me retrouver éleveuse de brebis- et je pars du principe que l’on tire toujours quelque chose d’une expérience, soit elle positive ou négative.

Moi et mes amies au Tadjikistan

// ET SINON CA SE PASSE ?
Et donc !! Mes premières impressions sur le travail en Nouvelle-Zélande, avec des Néo-Zélandais.

Déjà, pour vous situer un peu, je suis Administratrice pour l’entreprise qui a été mandatée par l’Etat pour gérer la Reconstruction post-tremblements de terre de la région de Canterbury. Je travaille dans la filiale Priorité, département Urgences. Donc autant vous dire que ça ne rigole pas, je suis un peu en mode secret défense, voyez. (dit la fille qui raconte ca sur son blog).

On est à peu près 50 sur 400m2, Je retrouve les joies des open-space. Je ne suis qu’à moitie ironique quand je dis ça ; les open-space, ça ne m’ennuie pas, au contraire. Ça facilite la communication, c’est plus accueillant. Sauf que les Kiwis parlent fort au téléphone. Et que mon voisin d’en face semble avoir constamment le hoquet. Ah oui, et un détail aussi : il y a juste 3 toilettes. Pour 50. Donc des fois, tu dois faire la queue, ou sinon tu prends rendez-vous. Sauf moi. (Vu que je suis une princesse et donc je ne fais pas pipi)

Ils aiment aussi laisser une radio allumée en permanence, ce qui laisse un bruit de fond pas désagréable. Contrairement à l’imprimante, qui semble être en train d’imprimer 24/24h. C’est que, dans ma boite, ils impriment ENORMEMENT. Constamment même. Grosso modo, si tu as un doute, tu imprimes. Si tu veux montrer quelque chose à ton collègue, plutôt que de lui transférer, tu lui imprimeras. Et quand tu veux mettre au point un nouveau process et que tu veux t’assurer que tous tes collègues vont l’appliquer, tu leur demande à tous d’imprimer le mail, de le signer et de te le ramener. Oui. Sauvons la planète, la forêt amazonienne, les castors qui n’ont plus de maisons, tout ça ? Je ne crois pas que ça leur parle. Ça me change de mes précédents emplois ou tout était conserve sagement dans tes archives mails.



C'est pourtant mignon un castor


Ah oui, et toujours en mode ecofriendly, ils adoooorent les post-its. J’en ai plein, Regardez plutôt. Je peux faire des accordéons avec, ou même faire des guirlandes de Noel. Je pourrais jouer des heures avec. Ah non pardon, faut que je bosse.



Lors de mon premier jour, j’ai pensé qu’on viendrait me proposer de déjeuner, faire une pause-café avec les autres, etc. Un peu comme on a l’habitude de faire en France quand il y a des nouveaux dans une boite quoi. Et bien non. Une collègue française d’Alistair m’avait prévenue que lunch time, c’était chacun pour soi, et bien elle n’avait pas menti. Maintenant, je me cale sur le rythme et je vais déjeuner quand je vois des collègues sympas dans la cuisine, sinon, toute seule devant mon ordi ou avec le dernier Cosmopolitan Financial Times.

Ce qu’ils aiment bien faire aussi, quand ils sont en pause, c’est lire les avis de décès dans les journaux, à la recherche de quelqu’un qu’ils connaitraient. Ça semble un peu curieux (aka. morbide) au début mais tu t’y fais.

Ce que j’adore par contre, ce sont les horaires de travail. Quand on m’a annoncé que je commencerais tous les matins à 8h (oui – 8 HEURES, allo) j’ai fait une sorte de mini crise cardiaque. Mais je finis a… 16h30. Et, là je vous vois vous dire « ah… ouais » avec un peu de jalousie dans la voix. Et en 2 mois de travail, je ne suis jamais sortie plus tard que 17h. Ça me change des sorties de bureau a HK à 19h30 voir même plus tard. Ce qui me laisse encore le temps d’aller faire les magasins, et de... AH NON ! Rappelez-vous, ici les magasins ferment à 17h. Bon, mise à part les magasins, ça laisse le temps de faire plein de choses. Aller à la gym. Faire ma lessive. Regarder 3 épisodes à la suite de Damages sans culpabiliser. Appeler ma mamie. Tenter de Cuisiner de bons petits plats. Ne rien faire, même. C’est sympa aussi.

Et le vendredi, on finit à 16h. Et oui ! Un vendredi sur deux, on va boire un verre après le boulot. Une fois par mois, on a une masseuse qui vient. Et une fois par mois aussi, ils organisent « L’Après-Midi Bien-Etre », out tu pars en début d’après-midi pour aller faire une activité entre collègues. La semaine dernière on est allés au bowling. Mais ça a un peu râlé parce que seulement la moitié des employés y est allée. L’une de mes collègues a alors propose à la big boss de proposer plutôt une après-midi Booze Bus : grosso modo, tu loues un bus pour quelques heures, et tu bois (et glou et glou) pendant que tu te fais balader. « Avouez que l’on apprend vraiment à se connaitre les uns les autres que lorsqu’on est un peu alcoolise », a-t-elle explique a la Big Boss. Et cette dernière… a approuvé. Donc qui c’est qui va se retrouver complètement pompette devant ses collègues bientôt ?

Non, pas moi. Enfin, je vais essayer.

Aussi, ils organisent toutes les semaines des loteries pour gagner des tickets de cinéma, des tickets pour aller voir jouer les All Blacks… Et dans les toilettes il y a des affiches qui nous informent qu'un numéro vert est mis à notre disposition, si l’on a un problème au boulot (harcèlement, racisme, pas assez de toilettes?…) ou perso (financièrement, maladie…). Sans oublier les affiches sur la porte d’entrée qui nous demandent de vérifier qu’on a bien pense à se mettre de la crème solaire en été (on ne plaisante pas avec le soleil ici – on est juste en dessous d’un trou dans la couche d’ozone)

Enfin, dans la catégorie sécurité : Les alertes. A la bombe, au feu, au tremblement de terre, à l’arme à feu… On nous fait régulièrement des « briefs sécurité », ou comment se comporter en cas d’alerte. Et ce n’est pas inutile. On a déjà eu une alerte à l’arme à feu le mois dernier, il peut arriver que des propriétaires mécontents nous menacent. Dans ce cas, il a appelé la réception pour la « prévenir » qu’il viendrait nous rendre visite avec son flingue. Tranquille la vie en NZ ?

Donc oui !! Je pense que la vie professionnelle en NZ est bien plus détendue qu’en France, où ils font tout pour que leurs employés se sentent à l’aise, et épanouis. Alistair se plait aussi beaucoup dans sa nouvelle boite. Un boulot un peu plus intéressant, un peu mieux payé, et peut-être que je voudrais bien rester plus longtemps chez les Kiwis !


Hasta luego!