Sunday, 28 April 2013

Chez les Kiwis : Décryptage de la télé kiwi

Quand j’étais petite, mes parents nous restreignaient l’accès à la télé, pour nous inciter à lire plus ou à passer plus de temps dans le jardin. Mais rassurez-vous, on avait le droit de regarder Vidéo Gag et 30 Millions d’Amis le dimanche après-midi (ouf) (et on n’en ratait pas un). 

Ce qui fait que pendant mes 5 années d’études je n’ai pas ressenti le « besoin » d’avoir une télé, ni à HK. Mais j’avoue que j’étais bien contente d’en avoir une à Christchurch pendant mes trois longs mois de chômage. En plus, on a le câble dans la coloc donc c’est very nice. Je peux passer des heures à regarder MTV (Discovery Channel), je peux enregistrer tout ce que je veux et le regarder plus tard, et mes colocs peuvent repasser au ralenti des buts (ou des scènes avec des filles en petite culotte)

En trois mois, j’ai eu le temps de « cerner » la télé kiwi, et j’imagine que la télé reflète un peu la personnalit
é ? Donc en avant pour une analyse psycho télévisuelle.

//LES PROGRAMMES
J’ai remarqué que 90% des programmes qui passent à la télé sont d’origine étrangère, surtout UK, Australie et USA, et surtout les programmes les plus… enrichissants. On a la version américaine de X Factor, la version australienne d’A Prendre ou à Laisser, les versions Gb, irlandaises et ecossaises de Un diner Presque Parfait. Paie ton mix d’accents. En fait quand tu y réfléchis, les seules choses 100% kiwis, ce sont les JT (ce soir, nous ferons une édition spéciale sur cette bergerie du Marlborough qui a pris feu…) et un ou deux soaps. Ça n’a pas l’air de perturber mes colocs néo-zélandais, tous ces programmes étrangers, j’imagine que c'est comme ca depuis toujours ? Imaginez notre t
élé francaise avec une majorité de programmes québécois, belges et suisses ?

//SOAPS
Parlons-en, des soaps justement. Deux fois par jour passe (une redif de la veille + nouvel épisode) « Home and Away », un feuilleton australien que mon coloc Sam ne RATERAIT POUR RIEN AU MONDE. Pour en être sur, il enregistre tous les nouveaux épisodes au cas où il ne puisse pas regarder la nouvelle diffusion et/ou la rediffusion. Et si tu es déjà en train de regarder quelque chose quand ça passe, il te fera son plus beau regard de chien battu jusqu’à ce que tu zappes. De quoi ça parle ? Je ne suis plus trop sure. D’une petite ville sur la cote australienne, avec des personnages qui sortent entre eux, et par moments y’en a qui se font kidnapper, d’autres qui sont malades, d’autres qui sont infidèles, d’autres qui managent un bar, d’autres qui se droguent, et puis y’a des vieux, des moins vieux, bref, vous l’aurez compris, c’est un mix de Sous le Soleil + Plus belle la Vie sauf qu’ils parlent anglais. 

Meme que y'a des bad boys dans Home & Away
Des fois, je reste regarder Home & Away...

//SPORT AND THE BOYS
Nous sommes 13 dans la maison. Dont huit mecs. Donc autant dire que quand tu veux regarder la finale de My Kitchen Rule et que y’a du foot/cricket/rugby /boxe/catch/F1/moto cross/patinage artistique (rayez la mention) qui passe, c’est mort pour toi. T’avais qu’à programmer l’enregistrement. Ceci dit, tu as encore une chance de t’en sortir car généralement les matchs passent surtout le dimanche, donc les colocs finiront par s’endormir devant la télé et tu peux changer la chaine en scred. (ca se dit toujours, en scred ?)

//MAGAZINES & TELE REALITE
Comme j’en avais déjà parlé précédemment ici, les Kiwis sont friands de programmes un peu en mode « lave ton linge sale en famille ». Jeremy Kyle en est un bon exemple. Au début je trouvais ça rigolo (huhuhu elle le croit vraiment quand il dit que c’est son chien qui lui a fait les suçons dans le cou ??) mais au final tu te rends compte que c’est quand même un peu triste au bout du 53eme résultat de test de paternité dévoilé sur le plateau.


Les Kiwis doivent aussi adorer cuisine, vu le nombre de shows culinaires qui passent, entre My Kitchen Rule, Hell’s Kitchen, Kitchen Nightmare, Cupcake War… Ah oui et on est abonnes a Food TV aussi. Le pire c’est que j’ai succombe. Ca a ce petit cote « hypnotique », comme les vidéos make-up sur Youtube. Ce n’est pas pour autant que je me rappelle de ce que j’apprends bien sûr, ma spécialité demeurant l’omelette au gruy
ère.

//PUBLICITES
J’espère que je ne vais pas paraitre mauvaise ou quoi mais les publicités kiwis pour des produits kiwis sont un peu... primaires. Ça doit être une déformation professionnelle, mais je les trouve très terre à terre, trop descriptives, trop longues, en un mot : chiantes. Pardon. Grosso modo, que ce soit pour du savon ou pour du muesli, une « ménagère de moins de 50 ans » souriante te donnera la liste des ingrédients qui composent le produit. Et ce sera tout, grosso modo.

Si ce n’est pas ça, ce sera une publicité « de prévention », comme celles de la sécurité routière en France, avec une fin qui te met un peu mal à l’aise/qui te fait réfléchir. Elles portent notamment sur le cancer du sein, la conduite en état d’ivresse (très répandue ici), les alarmes anti-incendie. Je peux vous dire que quelques jours après que cette dernière ait été diffusée, nous avons en acheté et installées un peu partout dans la maison)

Il y aussi énormément de publicité pour Mac Donalds, Subway, Burger King (ouiiiiiiiiiiiiiii on a Burger King ici !! bave bave bave). Et moi, je me laisse influencer facilement. J’ai réussi à gouter tous les burgers « USA » en édition limitée avant la fin de l’opération.

Je ne compte plus non plus les publicités qui mettent en avant les All Blacks : pour du chauffage, pour de la lessive, pour Powerade, pour Coca-Cola, pour Air New-Zealand… 


//ET SINON...
Qu’est ce je regarde moi ? Surtout la chaine Sky Great Movie (Le Parrain, La liste de Schindler récemment), les rediffusions en boucle de How I met your Mother, les shows de cuisine, les shows télé de MTV (Teen Mom, Young and Married… ou Geordie Shore…), les reportages sur National Geographic…

Mais il m’arrive aussi souvent d’éteindre la télé et aller profiter des derniers rayons de soleil avant le début de notre hiver ! 


A bientot !
Lucile

Monday, 15 April 2013

Chez les Kiwis : A la découverte des vignobles néo-zélandais... avec modération.

Lors des quatre jours du weekend end de Pâques, nous nous sommes pas mal demandés ce que nous pourrions faire. Pas question de laisser des vacances de 4 jours nous échapper, surtout quand on est à l’étranger et qu’on ne sait pas combien de temps on y restera.

On voulait rester en NZ pour des questions de budget et aussi parce que il y a tellement de choses à faire ! On a hésité à aller à Wellington ou Auckland, sur l’ile Nord, mais il aurait fallu prendre l’avion ce qui n’était pas faisable budgétairement parlant.

On s’est donc rabattus sur Marlborough, au Nord de Christchurch, la région des vignobles. Bien qu’à la base je ne sois pas franchement une connaisseuse en vins (lors des diners « wine and cheese », je suis celle qui s’empiffre de fromage pendant que les autres comparent la robe du vin), je nous voyais bien sur nos bicyclettes, dans la campagne néo-zélandaise, cheveux au vent, aller d’un vignoble a un autre, d’une dégustation a une autre, faire tournoyer le vin dans nos verres tout en échangeant nos impressions viticoles, bref, des vacances romantiques et champêtres avec mon mec quoi. 



Alistair l’avait déjà fait il y a quelques années, et il avait trouvé ça super, donc on s’est décidés, on part la découverte des vignobles du Marlborough, avec une petite escale à Kaikoura, sur la côte est.

On se met en route le vendredi en fin de matinée. Un paysage superbe quand on longe la cote. Il fait beau, peu de nuages, l’océan est bleu, un beau bleu comme je l’aime, avec un chemin de fer parallèle a la route tout le long. 


Un stop en chemin, en contrebas de la route, sur les falaises, des phoques (ou des otaries ? suis pas sure en fait). Le genre d’animal que tu ne vois que dans des zoos en France, dans la section « frigo », et ici ils se font dorer tranquillement la pilule à quelques mètres de toi. Welcome to NZ. 


Quelques photos et on repart. Au bout de 4h de route, arrivée à Blenheim, petite ville tout près des vignobles. On y passera la nuit. Il faut encore qu’on organise notre ballade/tournée des vignobles demain. Vu qu’Alistair et moi on s’est super bien organisés… Il n’y a plus de vélos à louer, weekend end de Pâques oblige. On se rabat donc sur un tour guide en bus. Ce sera peut-être moins champêtre et romantique que les cheveux au vent sur notre tandem, mais au moins on ne sera pas en train de zigzaguer en vélo sur la nationale après quelques verres.

On embarque donc le lendemain dans un mini-van qui vient nous chercher à notre hôtel (la classe). La guide, Helen, nous demande quel est notre vin préféré, Alistair répond « en fait je préfère la bière » et moi je balbutie : euh… les vins… euh… sucrés ?? Elle a l’air de se demander ce qu’on fait là. Et j’ai l’impression de la décevoir « Quoi t’es française tu t’y connais pas en vins ? Non mais allo quoi » 


Nous sommes avec deux autres couples, l’un vivant à HK et l’autre faisant un tour du monde.
Helene nous conduit au premier vignoble : Rock Ferry. Elle nous donne la liste des vins qu’on va gouter, 5, et nous invite à leur donner des notes sur 10, pour aider les débutants comme Alistair et moi à déterminer les vins qu’on apprécie. Hm. Pour l’instant, pour moi, ils se ressemblent tous. Ou ça, l’arrière-gout de framboise et les notes citronnées ? Bleh.

Deuxième vignoble, Forrest Wines. Dégustations de 5 autres vins. Hm. Ok je commence à sentir les différences. Je vois un plateau de crackers et de fromage passer. Ça me donne faim. La guide explique comment ils récoltent les grappes, comment ils protègent leurs vignes des oiseaux etc. Ça m’intéresse, mais de son coté Alistair a du mal à étouffer un bâillement. On abandonne les notes sur les vins, on passe aux smileys, ca nous parle plus. Helen a l'air outr
ée. 


Troisième vignoble, Giesen wines. Donc j’attaque mon 11eme verre de vin la en fait, c’est bien ça ? Oui. (Ce sont des petits verres) On commence à discuter avec le couple de HK, on ne fait plus trop attention à ce qui est versé dans nos verres, mais je me rends compte que j’ai une nette préférence pour les gewurztraminers (j’ai fait allemand première langue) et les vins de dessert. Je veux du fromage.

Quatrième vignoble, Cloudy Bay. Je fais des blagues et je suis la seule à en rire. Je me rends compte que je ne suis plus très sobre, je me demande si je suis la seule et si ça se voit ? Je regarde les autres. Je ne suis pas la seule. Je confie à la guide que je suis contente que ce soit notre dernier vignoble parce que « je ne sais pas si mes capacités de critique viticoles seraient toujours fiables » si il y en avait un cinquième. Elle me dit qu’en fait on a un peu de temps donc on va en faire un cinquième. Oups. Et je veux toujours du fromAAAAAAAAGEUH. 


Cinquième vignoble, Lawson's Dry Hills. J’abandonne. Alistair goute pour moi. Je m’en veux un peu car la dame qui s'occupe de notre dégustation est très gentille mais je n’en peux plus ! Je ne goute que le gewursfhsgdsahjsh… oui, celui-là, merci. 


La guide est super sympa et nous dépose au supermarché pour mon fromage. Le supermarché étant a 10km de notre hôtel, je pense qu’elle a peur qu’on prenne ensuite la voiture pour aller assouvir mes envies bien françaises. Du bleu, du camembert, tout y passe, je ne me contrôle plus. Alistair me regarde d’un air désabusé, ou peu sobre. La guide nous dépose à notre hôtel. Il est 18 heures, j’engloutis la moitié de mon Bleu et je m’effondre avec grace sur mon lit pour une sieste de… 16 heures. Le lendemain matin, je me réveille, fraiche comme une rose vigne, et encore toute habillée de la veille.

On reprend la route pour Christchurch, avec un petit coucou aux phoques (ou aux otaries ? je ne sais toujours pas) au passage.



A bientot,
Lucile

Thursday, 11 April 2013

Yummy : Du bonheur en tranches : Le saucisson o chocolat

Bonjour !!

Vu que chez vous c’est bientôt l’été (ou pas, me dit-on), je me suis dit que j’allais vous présenter une nouvelle recette qui sera votre alliée pour parfaire votre silhouette de rêve ! 

Ou pas…

C’est une recette que j’ai testée pour la première fois à HK mais j’ai le sentiment que j’en avais déjà mangé/fabrique quand j’étais petite : Le saucisson au chocolat !
Alors je vous arrête tout de suite, cette recette ne mélangera pas viande et chocolat (pardonnez-moi la déception). 


C’est un joyeux mélange de chocolat au lait, chamallows, sucre, sucre, plus de sucre, et biscuits.

L’intérêt de la recette si je puis dire, mise à part la crise de diabète instantanée, c’est que, une fois pret, le saucisson au chocolat ressemble à s’y méprendre a du vrai saucisson, sous vos yeux ébahis… 




Donc en gros c’est parfait pour l’apéro ET en dessert ET pour le gouter ET pour les petits creux dans la nuit etc.

Donc ! Vous aurez besoin de :

  • 200 grammes de chocolat au lait 
  • 100 grammes de beurre 
  • 100 grammes de sucre glace 
  • 1 œuf 
  • 10 chamallows 
  • 150 grammes de biscuits secs, genre sablés premiers prix 
Et c’est parti !!

1. Découpez au préalable chaque chamallow en 4 ou 6 morceaux. Mettez les de coté.

2. Ecrasez les biscuits. Mettez les de coté.
3. Faites fondre le beurre et le chocolat au bain-marie, tout en remuant bien pour que le mélange soit homogène.
4. Une fois le mélange chocolat/beurre hors du feu, ajoutez l’œuf entier en mélangeant rapidement, puis le sucre glace.
5. Transférez le mélange dans un saladier, puis ajoutez-y les biscuits et les marshmallows. Et on mélange à nouveau. Comme d’habitude, je vous invite à gouter la préparation, juste pour vous assurer que vous ne manquez de rien. Huhuhu.
6. Une fois le tout bien mélange, étalez une large feuille d papier d’alu ou de film alimentaire d’environ 30-40 cm de long sur une surface plane.
7. Versez la préparation en longueur sur cette feuille, et repliez ensuite au fur et à mesure pour donner la forme d’un boudin.
Je ne suis pas claire ? Ici en vidéo ! Oui c ‘est pas très ragoutant vu comme ça mais rappellez vous de la liste des ingrédients… Hmmm
8. Hop, une fois emballé, on le met au frigo, ou on le laisse reposer pendant six bonnes heures. Une fois durci, recouvrez le de sucre glace ou de noix de coco râpée. 

9. Coupez-le en fines tranches pour que l’illusion soit parfaite. 

Tadam !



Enjoy!
A bientot,
Lucile

Saturday, 6 April 2013

Vis ma vie : Des années de coloc

L’autre jour, je me rendais compte que j’avais passé plus de 4 ans en coloc, soit presque 1/6 de ma vie à vivre avec d’autres. 

Ca a commencé en 2006 lors de mon Erasmus à Rome et depuis, dès que je me suis installée à l’étranger, c’est devenu un réflexe. J’ai donc coloqué en Italie, en Allemagne
à Hong Kong et en Nouvelle-Zélande, avec, au total, 1 Allemande, 1 Italienne, 2 Mongoles, 4 Français, 1 Malaysien, 1 Américain, 2 Irlandais, 1 Ecossais, 1 Australien, 5 Anglais, 4 Néo-Zélandais, dans des colocs allant de 2 à 13 personnes. Je me suis fait des amis, ou pas, et j’ai eu souvent eu l’impression de vivre dans l’Auberge Espagnole (même si j'aime pas ce film). 

Actuellement, je vis avec mon British mais on est en coloc quand même : En fait il y a 9 personnes habitant dans une maison énorme, avec jardin. Sur le même terrain, il y a 2 autres bâtiments, on occupe l’un d’entre eux. Alistair l’appelle « le garage », je préfère me contenter de « le château ». On a notre propre salle de bain, cuisine et salon, mais on peut squatter l’intérieur de la maison (salon, cuisine) et le jardin comme on veut, et on ne s’en prive pas.

Bref, revenons à nos canetons : la colocation, expériences et conseils en r
ésultant.

//LA CUISINE 
Une pièce commune importante dans la coloc, car normalement tu ne peux pas y échapper. Mon conseil, ne pas se laisser aller au niveau de la vaisselle, sinon au bout de deux jours c’est Pearl Harbour dans ton évier. Au niveau du frigo, bien penser à avoir TON étagère pour éviter de piquer involontairement (ou pas) les yaourts de ton coloc. Et penser à vérifier a deux fois la date de péremption de tes aliments, pour éviter le fromage qui marche tout seul (miam)

En ce qui concerne les courses, je n’ai jamais fait mes courses en commun avec mes colocs, ni fait des « tours » de cuisine. Chacun pour soi, c’est bien mieux (égoïste mode ON) : pas de stress en mode « mais qu’est-ce que je vais bien pouvoir leur cuisineeeeeer » quand ta spécialité c’est les œufs au plat. Pas de stress non plus quand tu auras à manger les délices préparés par tes colocs : « oh, une pizza aux frites ! Mais pourquoi personne n’y avait jamais pensé avant… » ou encore «wow, cette galette de quinoa au tofu a l’air tout à fait… excitante»


//LA SALLE DE BAINS
Pareil que la cuisine, tu ne peux pas vraiment l’éviter. Sauf si t’es pas très propre, ou si tu n’as pas de système digestif. C’est là aussi que tu te rends compte si tu vis avec des filles ou des mecs, de mon experience, c’est plus propre si tu partages avec des filles – déjà t’as pas de poils partout. Le truc le plus important dans le partage de la salle de bains, ça reste quand même de se mettre d’accord sur le timing le matin, pour avoir à éviter de fracasser la porte car ton bus arrive dans 3 minutes ET FAUT ABSOLUMENT QUE T’AILLES FAIRE PIPI AVANT mais ta coloc est en train de se laver les cheveux.



//LE SALON
Lieu de convivialité ou tu dois apprendre à partager les canapés… mais aussi la télé. Donc savoir négocier quand tu es tranquillement en train de regarder MTV et que ton coloc switch sur Bloomberg – ou pire – sur le foot. Le salon, c’est aussi un lieu privilégié de la décoration. Je dois avouer que la dessus je suis loin d’être un exemple de tolérance. J’installe ma déco (ma tour Eiffel de 60cm de haut, ma couverture Viet… je suis une vraie Valérie Damidot dans l’âme) mais si mes colocs installent des trucs qui ne me plaisent pas, je les mettrai dans un coin, ou je ferai des petits commentaires ironiques/désobligeants/bien envoyés- tu choisis : « sympa ton pot-pourri à la vanille Pierre… la semaine prochaine tu nous ramènes des chatons en porcelaine ? » HAHAHA (rire de fille très drôle/égoïste/mauvaise – tu choisis) 


Le salon, c’est aussi là où tu retrouveras ton coloc/ où tu TE retrouveras au moins un samedi ou un dimanche matin, affalé(e) dans le canapé, dans un sommeil bien profond, dans des effluves d’alcool, car il/tu n’as pas réussi à retrouver le chemin de sa/ta chambre la veille au soir. 


//TA CHAMBRE
Théoriquement, le seul endroit de l’appart où tu as le droit de te laisser aller, bordeliquement parlant. Mais on a tous connu ce moment où tu es tranquille dans ta chambre, en train de baigner dans tes chaussettes sales et tes bols de céréales a moitie mangés, et ON FRAPPE A TA PORTE, et la tu dois ouvrir, mais t’es mort de honte (ou c’est juste moi ?) 


Mon conseil : Selon l’angle d’ouverture de la porte, étudier le taux de visibilité de la pièce. Laisser cet espace propre et range, pour donner l’impression à la personne sur le seuil de ta porte que WAHOU cette chambre est aussi immaculée qu’un bloc de chirurgie nord-coréen !

En ce qui concerne l’intimité : penser à évaluer le niveau d’insonorité de tes murs, pour éviter que tes colocs t’entendent rigoler comme une baleine devant How I Met Your Mother (ou c'est juste moi ?) ou hurler de douleur quand tu arraches les bandes de cire chaude sur tes jambes.
Niveau intimité aussi, je me demandais : pour ou contre étendre ses petites culottes trouées dans le salon a la vue de tout le monde ?


//LES COLOCS
Principaux sujets de cet article après tout. Et quand on y réfléchit, tes colocs, ce sont quand même a la base des inconnus (la plupart du temps dans mon cas), que tu finiras par connaitre, que tu le veuilles ou non. Avec un peu de « chance » tu finiras même par les connaitre plus que tu ne l’aurais souhaité (qui n’a jamais eu un coloc qui oubliait de fermer la porte quand il est dans la salle de bains?) 

Mais, mais... Que faites vous dans ma salle de bains ?
C’est aussi ceux qui te verront rentrer en nage après avoir escaladé 11 étages d’escalier car ton ascenseur était en panne, ceux qui te verront en pyjama, pas coiffée, pas maquillée, bref, au top de ton esthétisme, ceux qui seront les premiers au courant de tes gros chagrins, les premiers qui rencontreront ton nouvel amoureux, ceux qui viendront t’ouvrir la porte à 2h du mat un samedi car tu as perdu tes clefs, ceux qui te laissent un petit cadeau d’anniv ou de Noël sur ton lit quand tu as le dos tourné (raison de plus donc pour avoir une chambre bien rangée), ceux qui te plieront ton linge sec, (si, comme moi, tu es POUR étendre tes (sous-)vêtements dans le salon).

C’est aussi ceux qui t’apprendront la diplomatie - ouais, finalement ça m’ennuie un petit peu que tu fasses partir une machine à 23h, pauv' type
le partage - oui, je t’en prie, prends ma dernière tomate, qui t’initieront à la comptabilité - alors, 257$ de facture d’électricité… sachant que t’étais pas là les deux dernières semaines… mais que tu me dois 14$ de liquide vaisselle…

De manière générale, je pars du principe que l’on apprend toujours de nos expériences, qu’elles soient bonnes ou mauvaise, et les colocations sont de vraies expériences. 

N’hésitez pas à partager les vôtres ! 

Un petit coucou au passage à Pierre, mon dernier coloc en date, et probablement le meilleur – COUCOU !

Wun Sha St represent...

A bientot,
Lucile

Tuesday, 2 April 2013

Voyages Voyages : Noël à la Playa

Kumusta !

Fin 2011, lorsque la question « qu’est-ce que je fais a Noël » s’est posée, j’ai hésité entre : 

- Un Noël dans le froid mais avec la famiglia, bouffe française (FROMAGE), cadeaux au pied du sapin, la neige (c’est beau la Picardie sous la neige…) 
ou 
- Un Noël a la playa avec les copines, mais sans la famille… 

Finalement j’ai choisi la solution 2. Donc mon premier Noël loin de Balagny sur Thérain !! Apres réflexions, qui prenaient en compte notre budget un peu serré (surtout le mien), on a choisi la destination : les Philippiiiiiiines !! 

J’étais déjà allée à Manille, la capitale, au tout début de mon séjour a HK, et a Boracay neuf mois plus tôt. Je ferai peut être un article sur Boracay plus tard, même si trois mots suffisent à résumer cet endroit : Sea, sun and… suntan lotion. 

Bref, pour notre Noel aux Philippines, on était 3 Françaises : Morgane, Marine et moi, et une Hongkongaise, Vickie. Nous avons jeté notre dévolu sur deux destinations : l’ile de Bohol, a deux heures de bateau de Cebu, ou se trouve l’aéroport, et Moalboal, une petite ville sur l’ile de Cebu. 

Autant on savait à quoi s’attendre en allant a Bohol (plaaaage !! soleil !!) car Morgane et Vickie y étaient déjà allées, mais pour Moalboal on y est allées un peu au pif. 

//BOHOL
Nous étions installées du coté de Panglao, la plage la plus connue (et aussi la plus jolie de Cebu). Un peu de dorage de pilule, pas mal de visites : fermes a papillons, les collines Chocolat, «chasse » au dauphins à 5 heures du mat, et aussi une supposée visite d’une ferme de tarsiers (on a malheureusement pas pu y aller), mais j'ai piqué une photo de Morgane pour vous montrer comme c’est trop choupi (ou creepy, j’hésite) et comprendre comme je suis deeeeg de les avoir raté !! 

Alona Beach - Photo de Morgane
Tarsier - Photo de Morgane
Virgin Island

Snorkeling
Chocolate Hills
Ferme aux papillons
//MOALBOAL
Deuxième partie de notre séjour. Pas autant paradisiaque que Panglao mais une mini rando (qui peut se faire en tongs) qui mène sur une cascade de folie. Et surtout, un soir de Noël passe entre copines dans une ferme-boite de nuit de la campagne philippine… 
Marche de Moalboal


Notre taxi pour Noel - Photo de Marine
Chutes de Kawasan
A bientot !
Lucile